France-Israël-Alliance Général Kœnig est une organisation indépendante d’hommes et de femmes persuadés que l’amitié entre la France et Israël est un impératif d’ordre moral fondé sur des valeurs communes.

 



Jean-Yves Le Gall Président du CNES -  Photo Erez Lichtfeld

 

Réchauffement climatique : Grand Palais, le CNES participe à la Saison croisée France-Israël 2018
Israel Science Info

 


"Jean-Yves Le Gall a rappelé combien la coopération entre le CNES et l’ISA (Israel Space Agency) était réussie, en témoigne le succès de la mission Venμs (Vegetation and Environment monitoring on a New Micro Satellite), lancée en août dernier par un lanceur européen Vega depuis le Centre Spatial Guyanais. Venμs est un projet à la pointe de l’innovation, qui est en train d’apporter une contribution majeure à l’étude de l’environnement et qui va permettre la qualification en vol de la propulsion électrique à effet Hall (IHET) israélienne.
"Le Président du CNES est revenu sur les enjeux liés à la lutte contre le changement climatique et  sur l’un des 12 engagements du « One Planet Summit », organisé à l’initiative de la France par le Président de la République le 12 décembre dernier à Paris : le Space Climate Observatory (SCO). L’année 2018 sera consacrée à la définition des contributions possibles des partenaires du SCO dont le but est de mutualiser les données portant sur l’étude du climat, obtenues depuis l’espace et de faciliter leur utilisation par la communauté scientifique internationale. Dans ce cadre, Venµs devrait contribuer à l’Observatoire Spatial du Climat en permettant de progresser dans la compréhension du changement climatique et de ses impacts.


En marge de sa participation, Jean-Yves Le Gall a déclaré : « La Saison France Israël 2018, à laquelle le CNES est étroitement associé, est une formidable occasion de mettre en avant nos métiers qui, plus que jamais, suscitent un vif intérêt dans le monde entier. Je me réjouis qu’à la suite du succès de Venμs, notre coopération avec Israël relève un prochain défi avec la perspective d’une nouvelle mission pour l’observation des nuages et la lutte contre le changement climatique, l’un des enjeux majeurs des prochaines décennies. »



Ajouté le 16/06/2018 par Israel Science Info - 0 réaction - Développement durable

Protection de l’environnement : pourquoi Israël précède la France

 
Israël et l’environnement : Pourquoi ce sujet  ? Lors de mes passages à Paris, on me demande souvent de faire des conférences sur un sujet se rapportant à l’environnement – domaine dans lequel la France est à considérée comme étant à l’avant-garde. J’ai constaté à quel point, le public abreuvé de fake news hostiles à Israël est surpris d’entendre à quel niveau exceptionnel se situe la gouvernance d’Israël dans ce domaine. Cet article, 1er d’une série de 4,  permet de faire le point sur l’avance Israël en matière d’environnement.

MISGAV GALILEE – crédit photo : blog elisabeth-rozen.com

« Préserver l’environnement », le réveil français de 1970

La préoccupation se rapportant à la nécessité de ‘’préserver’’ l’environnement de préjudices tels que la pollution, apparait en France durant le début des années 1970.

A cette époque, l’accent est d’abord mis sur la pollution des réseaux hydrographiques ; la création des ‘’Agences de Bassin’’ est destinée à prévenir la pollution des fleuves, lacs et rivières et y remédier.

Une prise de conscience de l’importance et de la gravité des dégâts que pouvait provoquer sur l’environnement ‘’un développement social non-régulé et non pensé en fonction de critères permettant de garantir sa ‘’ durabilité’ s’est développée a partir de cette période.

’L’action en faveur de la conservation des équilibres écologiques est devenue un credo idéologico-politique et a remplacé partiellement les idéologies socialo-marxistes de la « gâuche » qui s’essoufflaient.

La France a l’honneur à la COP21

C’est aujourd’hui devenu un « cheval de bataille » enfourché par exemple par la France lors des accords de Paris concernant la lutte contre le réchauffement climatique ».

L’impression que l’on retire des propos des médias de France à ce sujet est que la France est à l’avant-garde dans ce domaine pour le ‘’bien de la ‘’ communauté internationale’’ !

L’environnement, priorité israélienne depuis 1911 !

En Israel, 60 années plus tôt, dès le début du XXème siècle, est créé le Fonds National pour Israel (KKL) qui prend l’initiative de planter les premiers arbres dans des terres acquises des 1911. Alors que personne en Europe ou aux Etats Unis n’est préoccupé par les effets dévastateurs de la déforestation, les pionniers sionistes ont déjà pris l’initiative d’agir de façon méthodique et d’agir pour limiter ces effets.

Du vélo dans le Forêt de Kityat Ata

Année après année, tant que l’état d’Israël n’existait pas les efforts de reboisement méthodique dans les terres acquises par le KKL se sont développés.

A partir de 1948, l’état d’Israel a investi des efforts considérables : en tout 200 millions d’arbres ont été plantés jusqu’en 2015, le processus de désertification a été stoppé et près de 20% du désert du Néguev a été récupéré.

L’inspiration d’Israel n’a rien à voir avec l’idéologie ‘’écologiste’’ développée en Europe et aux E.U. Ces actions écologiques se referaient aux commandements bibliques comme nous développerons dans un prochain article (le ‘’tikoun’’).

Les objectifs écologistes du mouvement sioniste

Quels étaient les objectifs principaux du mouvement sioniste ?

  • 1- La récupération progressive des espaces du désert

Israel est le seul pays du monde dans lequel une surface désertifiée (3000 km2) a été récupérée ! Cette zone est aujourd’hui une zone urbaine peuplée, agricole, industrielle, un centre universitaire et un foyer de High Tech.

Création d’infrastructure pour développer les Start Up le High Tech dans les zones récupérées sur le désert

Aujourd’hui l’objectif principal d’Israel la récupération d’une nouvelle tranche de 25% du désert du Néguev et sa transformation en zones ‘’ développées’’ florissantes.

Dans ce domaine, le succès d’Israel, place ce pays en avant-garde du monde dont plus de 40% est désertifiée et vulnérable à la sècheresse.

Ce type d’objectif ne fait pas partie de ceux visés par les écologistes en France qui n’a pas jugé utile de défendre le projet de la Grande Muraille Verte destinée à prévenir la désertification du sahel par le Sahara

40% du monde est déjà désertifié et le désert progresse partout rapidement depuis le réchauffement climatique

  • 2- La plantation d’arbres et la multiplication des espaces verts en zone urbaine.

Depuis la plantation des 100 premiers arbres en 1911 jusqu’en 2015 ,200 millions d’arbres ont été plantés en Israel par le mouvement sioniste, le KKL et le peuple d’Israel. Aujourd’hui chaque année sont plantés en Israel 6 millions d’arbres (285 arbres /km2).

Ces arbres ont servi à stopper la progression du désert et a reconstituer l’humus indispensable à la transformation de la terre de poussière en une terre cultivable fixée au sol par les racines des arbres.

Ces arbres ont permis de reconstruire des forêts, des parcs urbains pour la promenade des habitants, le développement de rues fleuries (flamboyants) et le développement de la biodiversité.

 

http://www.alyah.fr/protection-environnement-pourquoi-israel-precede-france/ 



Ajouté le 11/06/2018 par Ezra Banoun - 0 réaction - Développement durable

Sobriété, précision, charisme. Tel se présente l’israélien Richard Klapholz, PDG de Rivulis-Eurodrip, un des leaders mondiaux de la micro-irrigation. Francophone, né en Belgique, cet infatigable globe-trotter de passage à Paris, toujours entre deux avions, revenait du Congo et repartait vers Singapour. Richard Klapholz vient de signer un partenariat ambitieux avec Claude Wilfrid Etoka, président et fondateur de Eco-Oil Energie (République du Congo). Aux termes de l’accord, Rivulis-Eurodrip va concevoir de bout en bout et installer une station fruitière de culture de mangues et d’oranges sur 700 hectares en utilisant le système de micro-irrigation de Rivulis et en important 35000 semis d’Israël. L’usine de jus de fruits sera implantée sur le site.

Les deux entreprises vont lancer ce projet à grande échelle de micro irrigation au Congo-Brazzaville, dans le département de Bouenza, à la station fruitière de Loudima, en cultivant les terres disponibles pour générer des sources d’approvisionnement alimentaire et une nouvelle industrie créatrice d’emplois. Au Congo, 10 millions d’hectares de terres sont cultivables, mais seulement 400000 hectares sont cultivés. L’objectif de Eco-Oil est de mettre en culture 1 million d’hectares d’ici à 2020, mais dans un cadre de développement durable.

Pour Rivulis-Eurodrip aussi, la marge de progression est immense. Le taux de pénétration de la micro-irrigation dans le monde n’est que de 10%, il est de 90% en Israël, sous l’impulsion du gouvernement. Comment expliquer un chiffre aussi faible, alors que cette technologie est née dans les années 60 ? « Les investissements nécessaires sur le plan financier, matériel et en temps de formation rebutent et effraient les agriculteurs qui sont conservateurs par nature » explique Richard Klapholz. « Faire passer son exploitation à la micro-irrigation, c’est comme passer le permis de conduire, il ne faut pas lâcher tant qu’on n’a pas tout appris. Dans ce pays chaud et humide, il faut apprendre la maitrise de l’eau ».

Richard Klapholz et Claude Wilfrid Etoka

Richard Klapholz et Claude Wilfrid Etoka (photo E. Amar)

La technologie Rivulis comprend les tuyaux en plastique qui permettent le goutte-à-goutte, bien sûr mais aussi un système informatique sophistiqué qui recueille des données satellitaires avec une résolution de 10 mètres par 10 mètres, pour indiquer combien il faut arroser, à quel moment et où. Couplée à l’application israélienne Manna, le cultivateur localise sur son smartphone les terres à irriguer. Cette appli fournit aux producteurs du monde entier des informations exploitables pour prendre des décisions d’irrigation mieux informées et plus fiables. Manna (du nom de la manne accordée aux Hébreux par D.ieu durant la traversée du désert) exploite des données satellitaires à haute résolution et fréquemment actualisées, et des informations météorologiques locales pour fournir recommandations d’irrigation spécifiques au site.

L’accord a été signé ce jeudi à la chambre de commerce et d’industrie de Paris, en marge de l’exposition et des conférences de la saison croisée France-Israël (Grand Palais, 6 – 8 juin 2018). Eco-Oil interviendra au cours de la conférence sur le développement durable animée par Muriel Touaty. L’innovation de l’agriculture durable et la place de l’innovation pour préserver les ressources.

Claude Wilfrid Etoka est un visionnaire. Ce fervent supporter de la micro-irrigation rêve de « la rendre accessible à toute l’Afrique. Rivulis va révolutionner le secteur agricole au Congo car la micro-irrigation peut s’appliquer à toutes les cultures, grandes cultures, arbres fruitiers… ».

Ce partenariat, fruit de la volonté de deux entrepreneurs, s’inscrit dans un contexte tendu. La population africaine va doubler d’ici à 2050 et atteindre 2 milliards de personnes, une véritable bombe à retardement pour le continent sur les plans alimentaire, sociétal et environnemental, que le réchauffement climatique et la pression sur les ressources en eau va encore aggraver. « Le mauvais aiguillage des aides publiques à l’agriculture à l’Afrique est en cause » souligne Antoine Hervé dans l’excellent Afrique agriculture. Ibrahima Coulibaly, président de la coordination nationale des organisations paysannes du Mali (Cnop) ajoute : « l’argent reste dans les capitales au lieu d’être distribué aux paysans ». Les bailleurs de fonds internationaux exercent peu de contrôle sur les mannes distribuées, au nom de la sacro-sainte souveraineté des Etats.

Cet accord montre que deux entreprises visant les mêmes buts, un développement durable fortement créateur d’emplois, ont plus de chances de sortir l’Afrique de l’ornière. Eco-Oil Energie a déjà fait ses preuves en créant 1400 emplois directs pérennes au Congo, tout en respectant l’écosystème : lutte contre le braconnage, implantation de centres de vie pour les employés, plantation de palmeraie dans les savanes pour protéger les forêts, dialogue régulier avec les populations autochtones.

« Notre objectif à long terme est de réduire la dépendance alimentaire du Congo grâce au programme ECOPLUS et de permettre aux agriculteurs d’accroitre leur revenus, d’aller d’une culture de subsistance vers une agriculture durable et performante », explique Claude Wilfrid Etoka. Il est également Président de la Commission RSE (responsabilité sociale des entreprises) du GPF (groupement du patronat de la francophonie).

Avec 15% de parts du marché mondial de la micro-irrigation, Rivulis a plusieurs concurrents, l’israélien Netafim qui possède 30% du marché, l’indien Jain qui possède 10%, l’italien Irritech 7%… La technologie de Rivulis est née dans le kibbutz Gvat au nord d’Israël, situé près de Migdal HaEmek dans la vallée de Jezreel, il relève de la compétence du Conseil régional de Jezreel Valley. En 2016, il comptait 888 habitants. Le kibboutz a fondé la société Plastro, fabriquant de systèmes d’irrigation au goutte-à-goutte.

Auteur : Esther Amar pour Israël Science Info



Ajouté le 08/06/2018 par Esther Amar - 0 réaction - Développement durable

 

>Économie|Matthieu Pelloli (@MatthieuPelloli), notre envoyé spécial à Tel-Aviv et Jérusalem| 06 mai 2018, 7h36 |28
La Silicon Wadi s’étend désormais à Jérusalem, dont le maire, Nir Barkat, est un ancien startuper à succès. Gidi Avinary/FLASH-90-REA
 
 
 
 

Emmanuel Macron rêve de faire de l’Hexagone la référence européenne en matière de jeunes entreprises innovantes. Israël, incarnation de la « start-up Nation » depuis une décennie, peut être le modèle à suivre. Voici comment l’Etat hébreu s’y est employé.

Le président de la République l’a promis, il veut faire de la France une « start-up nation ». Concrètement, détaillait-il pendant sa campagne, « une nation où chacun peut se dire qu’il pourra créer une start-up ». Vous pensez aux Etats-Unis ? A Apple, dont l’histoire a commencé dans le garage de Steve Jobs, en Californie ?

Oubliez vos vieux schémas… La start-up nation, aujourd’hui, s’appelle Israël. La formule était justement le titre du best-seller de deux Israéliens, Dan Senor et Saul Singer, paru en 2009. Plus de 6 000 start-up constellent l’Etat hébreu, qui célèbre cette année ses 70 ans d’existence. Rapporté aux 8 millions de citoyens, ce chiffre place Israël à la première place mondiale en termes de nombre de jeunes pousses par habitant.

 

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Longtemps, Tel-Aviv a été l’épicentre du secteur, mais la Silicon Wadi — l’équivalent de la Silicon Valley américaine, le pôle des industries de pointe — se développe à vitesse grand V. Elle intègre désormais Jérusalem — dont le maire, Nir Barkat, est un ancien startuper à succès — et s’étend de Haïfa, au nord, jusqu’à Beer-Sheva, au sud.

 

 

Espérer le succès de Waze

Partout, les espaces de coworking poussent comme des champignons. C’est dans un de ces bureaux partagés qu’est né Waze. Fondée en 2008 par un chercheur israélien, l’application de trafic routier a été rachetée 1,1 milliard de dollars (893 millions d’euros) par Google en 2013. Depuis, d’autres ont encore fait mieux ! Il y a un an, Intel s’est offert, pour 15 milliards de dollars (12,18 milliards d’euros), Mobileye, spécialisé dans les systèmes anticollisions pour les voitures autonomes.

Dans le quartier de Har-Hotzvim à Jérusalem où Mobileye a ses bureaux, une centaine d’autres start-up travaillent sur ce marché d’avenir. Par ricochet, les constructeurs mondiaux ont déboulé dans la Silicon Wadi pour implanter des centres de recherche et développement (R & D). Un cercle vertueux qui assure le plein-emploi et fait rêver l’Elysée.

« La France doit être leader en matière de start-up »

Derrière ces succès, il y a une vraie politique nationale. Israël investit 4,3 % de son PIB dans la R & D, soit bien plus que la France (2,2 %). Et, côté investisseurs privés, l’Etat hébreu compte 70 sociétés de capital-risque. Concrètement, des investisseurs prêts à prendre de gros risques pour financer des innovations de rupture. Le Jérusalem Venture Partners (JVP), installé dans un vaste bâtiment blanc, est l’un des premiers fonds du pays. Fondé en 1993, il a levé plus de 1 milliard de dollars (850 millions d’euros) et créé 120 entreprises, dont 12 ont été introduites au Nasdaq, l’indice des valeurs technologiques américaines.

Le mois dernier, Erel Margalit, son PDG fondateur, dînait à Bercy avec Mounir Mahjoubi, le secrétaire d’Etat chargé du Numérique. « La France a besoin d’écrire un récit national pour ses jeunes générations, et ce récit, c’est l’innovation, explique-t-il. L’Allemagne dispose du leadership européen sur l’industrie, la France doit conquérir le leadership en matière de start-up. »

Une chose est sûre, ce secteur est une priorité du ministre de l’Economie. « L’innovation est la clé de notre compétitivité et de notre avenir », insistait Bruno Le Maire en début d’année, en lançant un fonds pour financer l’innovation à hauteur de 200 à 300 millions d’euros par an.

A 4 000 km de la Silicon Wadi, les start-up tricolores ont aussi des atouts, comme en témoigne le succès de la marque French Tech ou de Viva Technology, la grand-messe annuelle de l’innovation à Paris (créée par Publicis et le groupe Les Echos - Le Parisien) dont la 3e édition aura lieu du 24 au 26 mai. Israël aura d’ailleurs cette année un pavillon pour y présenter 12 start-up d’excellence.

 

Tel-Aviv : Carbyne, l’appli de sécurité qui fait polémique
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L’application de vidéosurveillance Carbyne permet d’envoyer directement des images ou sa position à la police. DR

 

Cette start-up de Tel-Aviv a mis au point une application de vidéosurveillance. Vous êtes victime d’une agression, témoin d’un fait divers : ouvrez l’appli et filmez la scène. Vos images sont transmises en direct au centre de supervision urbain de la police municipale, qui vous géolocalise. Douze villes en Israël ont déjà franchi le pas. « L’idée m’est venue après avoir été agressé sur la plage de Tel-Aviv, confie Amir Elichai, le jeune PDG. Uber ou mon livreur de pizza savent me géolocaliser, mais ce jour-là, la police n’en était pas capable… Je me suis dit qu’il fallait y remédier ».

Ehoud Barak, l’ex-premier ministre travailliste d’Israël, est l’actuel directeur de la start-up. A Nice (Alpes-Maritimes), dans une ville encore traumatisée par l’attentat du 14 juillet 2016, Carbyne a été expérimentée ces dernières semaines. S’en est suivie une intense polémique, plusieurs associations et élus d’opposition dénonçant un risque de « délation généralisée » et une « atteinte aux libertés fondamentales ». L’application vient finalement d’être interdite par la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés).

« Ce sont les terroristes et ceux qui veulent porter atteinte à notre démocratie qui bénéficient de cette décision », a déploré Christian Estrosi. Amir Elichai, lui, est toujours « en discussion avec Sarcelle, Marseille, Monaco, Cannes et Toulouse », mais la décision de la CNIL risque de torpiller ses projets de développement dans l’Hexagone.

 

Beer-Sheva : les « grandes oreilles » de Tsahal
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UNIT 8200 compte plusieurs milliers de soldats spécialisés dans le renseignement. IDF Spokesperson’s Unit

 

UNIT 8200 : c’est l’unité de renseignement de l’armée israélienne, en charge notamment des écoutes, du décryptage de codes, de la cyberdéfense et des cyberattaques. Elle compte plusieurs milliers de soldats, s’appuie sur du matériel dernier cri et exerce des fonctions comparables à la Direction générale de la sécurité extérieure en France.

L’unité 8200 a été suspectée par plusieurs médias d’avoir participé à la conception de Stuxnet en 2010, un virus informatique qui a saboté plusieurs ordinateurs dans les installations nucléaires iraniennes.

Au sein de l’unité 8200, la culture et l’organisation du travail sont réputées très proches de celles des start-up. Les soldats travaillent en petits groupes, n’hésitent pas à confronter les points de vue et même — ce qui serait impensable dans l’armée française — à pousser la hiérarchie dans ses retranchements !

 

Jérusalem : de la Torah au e-commerce chez Bizmax
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Les ultra-orthodoxes ont développé de nombreuses start-up, notamment dans la mode ou le commerce. DR

 

En plein cœur du quartier ultraorthodoxe de Jérusalem, cet espace de coworking dédié aux start-up détonne. Chez Bizmax, les haredis — littéralement « ceux qui craignent Dieu » — dont les journées sont d’ordinaire consacrées à l’étude de la Torah, font entorse à leurs habitudes.

Les hommes, costumes et chapeaux noirs, arborent les papillotes, les femmes, jupes longues et bras couverts, portent un foulard sur la tête. Tous ont l’habit traditionnel, mais c’est pour mieux plonger dans la modernité. Car Bizmax, cela signifie… « business maximum », confie une startupeuse ultraorthodoxe, mère de dix enfants.

Depuis la suppression d’une aide publique pour les familles nombreuses, la communauté cherchait de nouvelles solutions. Beaucoup de haredis ont donc lancé leur start-up. « La vie regorge de paradoxes, s’amuse Chaïm Simcha. Quand vous êtes haredi, au départ, vous ne pensez pas à travailler. Encore moins dans l’e-commerce. Et définitivement pas dans la mode ! Mais mon rabbin m’a dit ok, tu peux te lancer. »

Le jeune entrepreneur a développé Screenshot, le Shazam du vêtement. Comme l’appli musicale, capable d’identifier n’importe quelle chanson, Screenshot scanne l’image d’un vêtement, d’un mannequin ou d’un acteur et propose une liste de vêtements identiques vendus en ligne. « C’est l’appli shopping de Kim Kardashian », s’enthousiasme Chaïm Simcha, qui vient de signer un partenariat avec la reine des réseaux sociaux.

 

Haïfa : le Technion, le MIT israélien
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De nombreux chercheurs du Technion ont déjà été récompensés de prix Nobel. Technion/Israel Institute of Technology

 

Le Technion d’Haïfa : c’est le MIT (NDLR : l’une des meilleures universités américaines) israélien, à qui l’on doit, entre autres, la clé USB, la messagerie instantanée ou encore l’irrigation goutte-à-goutte.

Fondé en 1912, il caracole aujourd’hui dans le top 10 des meilleures universités pour la science et la recherche. Ses meilleurs chercheurs ont été récompensés par de nombreux prix Nobel. Et ses étudiants ont créé plus de start-up cotées au Nasdaq que la France entière.

 

Jérusalem : Mobiley, la licorne à lunettes
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Les lunettes MyEye 2.0 permettent aux malvoyants de lire des textes ou identifier des produits en magasin. DPA/picture-alliance

 

Cette start-up qui développe des systèmes anticollisions et d’assistance à la conduite de véhicules (Adas) est la véritable pépite de Jérusalem. Créé en 1999, Mobileye a été racheté pour 15 milliards de dollars par Intel en 2017.

Mobileye a une sœur jumelle, Orcam, installée dans les mêmes bureaux. Fondée en 2010, la jeune pousse est désormais une licorne (une start-up valorisée à plus de 1 milliard de dollars). Elle propose les lunettes MyEye 2.0, une nouvelle génération de lunettes pour malvoyants, capables de lire des textes ou d’identifier des produits dans un magasin, grâce à un lecteur de code-barres.

Mais le succès du produit est freiné par son coût, qui reste prohibitif, autour de 4 500 euros. Orcam rêve cependant de parvenir à convaincre les organismes de santé de prendre en charge une partie de l’équipement. « Nous préparons des dossiers auprès de l’Assurance maladie française, nous devons fournir des études cliniques, détaille un cadre de l’entreprise. Nous démarchons aussi des mutuelles privées. »

 

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ÉconomieSilicon WadiIsraëlStart-UpEntreprisesTel Aviv


Ajouté le 17/05/2018 par Ambassade d'israel - 0 réaction - Innovation

 

 


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Ajouté le 17/05/2018 par Ambassade d'israel - 0 réaction - Société

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