Opération « Bon voisin » - l’aide humanitaire d’Israël à la Syrie

Opération « Bon voisin » - l’aide humanitaire d’Israël à la Syrie


Dans la nuit de samedi à dimanche, Israël a évacué 800 Syriens – Casques blancs et leurs familles -" en raison d'une menace immédiate pour leur vie" depuis la province de Quneitra sur le plateau du Golan vers la Jordanie lors d'une opération humanitaire, a annoncé dimanche l'armée israélienne. Suite à une directive du gouvernement israélien et à la demande des États-Unis, du Canada, et d'autres pays européens dont la France, l'armée israélienne a récemment œuvré pour secourir les civils d'une organisation syrienne et leurs familles.



Déclaration du Premier ministre israélien au sujet de l'évacuation des "Casques blancs"

"J'ai approuvé l'évacuation de centaines de "Casques blancs" de Syrie par Israël. Ce sont des personnes qui ont sauvé des vies au péril de la leur, et j'ai autorisé leur passage par Israël comme un geste humanitaire significatif.
 
(Communiqué par le Conseiller Média du Premier ministre)
 
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a publié dimanche 22 juillet la déclaration suivante :
 
Il y a quelques jours, le Président Trump m'a contacté, tout comme le Premier ministre Trudeau et d'autres dirigeants, qui nous ont demandé d'aider à évacuer des centaines de "Casques blancs" de Syrie. Ce sont des personnes qui ont sauvé des vies au péril de la leur. Par conséquent,  j'ai autorisé leur passage en Israël vers d'autres pays, comme un geste humanitaire significatif.
 
Parallèlement, nous n'arrêterons pas d'agir en Syrie contre les tentatives de l'Iran d'y établir une présence militaire.
 
Dans le même temps, nous agissons également dans le sud. Nous avons frappé le Hamas très fort ce week-end et – si cela s'avère nécessaire – nous les frapperons sept fois plus fort."  


 

La guerre en Syrie a éclaté en mars 2011 et a rapidement basculé dans une crise humanitaire. En février 2013, un Syrien blessé est venu à la frontière israélienne pour la première fois afin de chercher de l'aide. Il a tout de suite été pris en charge et soigné par Tsahal. Depuis ce jour, de nombreux Syriens sont venus demander de l’aide à la frontière et ont été reçus en Israël pour recevoir des soins médicaux. Au vu de la situation, Tsahal a décidé de créer un hôpital de campagne à la frontière syrienne pour assurer une aide médicale efficace sur place. Ces évènements ont marqué le début de ce qui allait bientôt devenir l’Opération Bon Voisin, une mission humanitaire officielle.

Le début de l’Opération Bon Voisin

En juillet 2013, la 210ème Division de Tsahal a été créée pour sécuriser les frontières nord d'Israël et se préparer à toute escalade de violence dans la région. Etant donné l’ampleur de la crise en Syrie, l'armée israélienne a décidé d’agir. Ainsi, la 210ème Division de Tsahal a lancé l'Opération Bon Voisin en juin 2016.

L’Opération Bon Voisin est une mission humanitaire visant à aider les Syriens, voisins d'Israël, en aidant les civils sans aucune implication dans le conflit armé.

Israël et la Syrie n'entretiennent pas de relations diplomatiques. La seule obligation de Tsahal envers les Syriens est une obligation morale. "Nous ne devons pas oublier que cette opération est une position morale prise par l'Etat d'Israël vis à vis de la situation des Syriens de l'autre côté de la frontière" a déclaré le lieutenant-colonel A, commandant de l'Opération Bon Voisin. Les besoins les plus cruciaux des Syriens ont été identifiés dans le but de combler leur manque du mieux possible.

En 2017, l'Opération Bon Voisin a fait des progrès remarquables en fournissant aux Syriens les produits vitaux dont ils ont besoin dans le but d’apporter une aide physique et psychologique aux Syriens.

L’aide médicale

Durant l'Opération Bon Voisin, Tsahal a participé à la création de deux centres médicaux dans la région et de l'hôpital de campagne Mazor Ladach (offert par l'organisation américaine Frontier Alliance International) dans un poste de Tsahal au sud du Golan.

En 2017, Tsahal a fourni 2 637 paquets de fournitures médicales a ses voisins syriens. Plus de 685 enfants ont reçu des soins médicaux de Tsahal en 2017 dans le cadre de l’Opération Bon Voisin.


"Une mère syrienne qui vient avec ses enfants en Israël ressort de la clinique avec des enfants en meilleure santé et reçoit une trousse d'aide d'Israël qui comprend de la nourriture, des produits hygiéniques et des médicaments. Lors d’une journée à la clinique les enfants passent du temps dans la salle de jeu et reçoivent un repas chaud. Les Syriens comprennent bien que l'Etat d'Israël fait beaucoup pour eux." a déclaré le lieutenant-colonel A.

 

L’aide humanitaire

En plus de l'assistance médicale, l'Opération Bon Voisin a fourni en 2017 une aide humanitaire supplémentaire dont 694 tonnes de nourriture, 14 138 boîtes de lait maternisé, 6 351 couches, 174 tonnes de vêtements et 12 329 produits hygiéniques.

Les infrastructures

Les infrastructures électriques ont été endommagées par la guerre en Syrie. Les Syriens n’ont donc pas accés a l’électricité et n’ont d’autre choix que d’utiliser des générateurs.
En 2017, Tsahal a fournit 13 générateurs électriques ainsi que 542 797 litres de carburant pour que les Syriens puissent cuisiner et chauffer leurs maisons. La guerre en Syrie a également endommagé de nombreux bâtiments, maisons et centres d'éducation. En réponse, l'opération Bon Voisin a fourni à la Syrie des structures mobiles pour remplacer les biens endommagés.

L'armée israélienne est heureuse d'avoir mis en place l’Opération Bon Voisin cette année et espère en faire encore plus l’année à venir pour les Syriens.

 

 

 

 

Des Israéliens collectent jouets, bonbons et vêtements pour les réfugiés syriens

"Ce sont nos voisins", a dit le conseil régional du Golan, appelant les résidents à offrir aux enfants déplacés "un moment de joie douce et innocente"

 
Des enfants syriens de la province de Deraa qui ont fui les bombardements de forces pro-gouvernementales attendent de pouvoir franchir la frontière jordanienne, à Nassib, le 1er juillet 2018. (Crédit : AFP / Mohamad ABAZEED)
Des enfants syriens de la province de Deraa qui ont fui les bombardements de forces pro-gouvernementales attendent de pouvoir franchir la frontière jordanienne, à Nassib, le 1er juillet 2018. (Crédit : AFP / Mohamad ABAZEED)

Les autorités israéliennes sur le plateau du Golan ont lancé une campagne recommandant vivement aux résidents locaux d’offrir des jouets, des jeux et des vêtements aux Syriens déplacés à proximité de la frontière où ils ont fui les bombardements des forces gouvernementales syriennes.

Vendredi, les militaires israéliens ont annoncé qu’ils avaient fourni plusieurs tonnes d’aide humanitaire au sud-ouest de la Syrie mais qu’ils n’accepteraient pas les dizaines de milliers de réfugiés de la zone qui ont commencé à se rassembler le long de la frontière.

L’opération a duré « plusieurs heures », a expliqué l’armée, et environ 300 tentes, 13 tonnes de produits alimentaires, trois palettes de fournitures médicales et 30 tonnes de vêtements et de chaussures ont été livrées aux réfugiés.

« Les réfugiés sont arrivés sans équipements basiques nécessaires à une vie digne », a commenté Eli Malka, chef du conseil régional du Golan, dans un communiqué émis dimanche soir. « Aux côtés des activités humanitaires de l’armée israélienne ces derniers jours, j’ai ordonné l’ouverture d’un centre de collecte d’équipements supplémentaires pour permettre aux réfugiés de vivre de manière humaine ».

Malka a expliqué que cette collecte aura lieu lors des prochains jours dans les communautés variées du plateau du Golan, après quoi les produits seront transférés aux militaires avant d’être remis aux Syriens.

Des tracteurs chargent de l’aide humanitaire provenant de l’armée israélienne qui sera envoyée aux réfugiés syriens dans les campements en tente dans le sud-ouest de la Syrie, le 28 juin 2018 (Crédit : Armée israélienne)

« Nous serions heureux que chaque famille prépare un paquet fermé pour un enfant syrien avec des petits jeux et des jouets, des crayons et des bonbons qui ne fondent pas, pour leur offrir un moment de joie douce et innocente », a ajouté Malka.

Un prospectus transmis aux résidents du Golan a fait la liste des autres objets qui pouvaient être donnés – chaussures et sandales, des vêtements pour les hommes et les petits garçons, des biberons, des tétines, des pots, des pantalons et des bouteilles d’eau minérale.

Le document demandait également des poupées, des animaux en peluche et des petites voitures, en précisant que « l’objectif est que tous les enfants/ les réfugiés puissent trouver un objet de réconfort ».

Depuis la reprise des attaques par les forces pro-régime au début du mois dans la province de Daraa, des dizaines de milliers de civils syriens affluent vers les frontières israélienne et jordanienne avoisinantes, en quête d’un refuge.

Un certain nombre de camps ont été dressés dans le secteur mais ils manquent généralement d’accès à l’eau potable, à l’électricité et autres nécessités de base. Dans de nombreux cas, ces camps sont surpeuplés et n’offrent pas suffisamment d’abris. Certains Syriens dormiraient dehors pendant la nuit.

« Ce sont nos voisins et nous considérons comme une mitzvah [le devoir religieux Juif] le fait de les aider dans cette période où ils en ont tellement besoin », a poursuivi Malka.

Les personnels médicaux de l’armée israélienne soignent un enfant syrien blessé amené au sein de l’Etat juif pour y être pris en charge dans un hôpital, le 29 juin 2018 (Crédit : Armée israélienne)

Vendredi soir, l’armée israélienne a fait venir six ressortissants syriens blessés – dont quatre enfants devenus récemment orphelins, selon des informations – dans le pays où ils seront pris en charge par un hôpital local au cours d’une « opération médicale unique et complexe », ont dit les militaires.

 

La jeunesse israélienne se mobilise pour les réfugiés syriens

 

La crise en Syrie n’est pas ignorée par Israël. Plusieurs mouvements de jeunesse israéliens, dont la Fédération des jeunes pour le travail et l’étude (Histadrut HaNoar HaOved VeHaLomed), le Mouvement  Dror et les personnes engagées dans la lutte contre le génocide, ont mené une vaste opération de collecte de vêtements d’hiver pour les réfugiés syriens.

 

 

 

L’opération, baptisée «Chaleur humaine», a ouvert 15 centres de collecte dans tout le pays où les Israéliens peuvent faire des dons de vêtements d’hiver. Les centres sont dans les communautés druzes, arabes et juives. Les vêtements d’hiver vont ensuite aux Syriens qui ont besoin d’aide.

Une opération semblable s’est produite en 2014, 30 tonnes de vêtements d’hiver ont été donné aux réfugiés syriens. Il a fallu 1.500 boîtes pour transporter tous les vêtements, et huit semi-remorques pour transporter le tout.

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Les organisateurs ont déclaré que «cette terrible tragédie dure depuis six ans maintenant. Cette terrible réalité nous oblige à agir et à faire tout ce que nous pouvons pour aider ces personnes. ” L’objectif de cette opération est de permettre au public israélien de faire don de vêtements d’hiver inutilisés qui restent stockés dans leur placard, et de faire un don significatif qui pourrait juste sauver une vie.”

Le coordonnateur de l’opération, Tal Rotem, a déclaré que ” à la lumière des rapports qui sortent tous les jours (sur la situation en Syrie) nous ne pouvons pas nous contenter de nous tenir à l’écart. L’histoire de notre nation, en plus du fait que nous sommes un pays démocratique, nous oblige à travailler pour aider ces personnes et pour être la voix des sans voix. Nous ne devons pas rester inactifs lorsque nous avons la capacité d’aider à faire quelque chose. ”

Safa’a Su’ad, 15 ans, de la ville bédouine de Salame, a déclaré que «cette opération a réellement réussi. “Tout le monde dans le village a pris part, et tout le monde a donné quelque chose. Nous avons recueilli tous les types de vêtements d’hiver pour tous les âges et sexes différents. De temps en temps je regarde les nouvelles avec mes parents, et je vois ce qui se passe (en Syrie). C’est un massacre. Je suis vraiment heureux d’avoir participé à cette opération parce que cela me permet de faire un peu pour atténuer les souffrances de la nation syrienne.

 

Une infirmière israélienne délivre un bébé syrien

 

Cette nouvelle maman syrienne est heureuse en berçant son nouveau-né au centre médical Ziv de Safed,  après avoir donné naissance à une petite fille de 2,6 kg en  bonne santé à l’unité médicale israélienne, mardi 26 août dernier. Il s’agit de la septième naissance d’un bébé syrien au centre médical du Nord.

 

“Nous avons déjà traité un certain nombre de mères et de bébés de Syrie et nous le faisons avec dévouement et amour, a déclaré Esther Ambar, l’infirmière responsable du service néonatal au centre médical Ziv.

La nouvelle mère syrienne qui a donné la vie en Israël habite Quneitra. Elle a dit à l’équipe médicale israélienne que des combats dans la région de Quneitra rendent sa grossesse très difficile. “En raison de la guerre, il y a une pénurie de nourriture et il y a pas de matériel médical ni d’installations d’accouchement. Je savais que j’étais déjà à ma 40e semaine de grossesse et que la naissance était imminente. Personne ne pouvait m’aider. Mes parents et amis m’ont dit que les victimes syriennes sont transférées en Israël où ils reçoivent de bons soins,” dit-elle.

Lorsque qu’elle a perdu les eaux, la jeune femme a demandé à sa famille et ses amis de l’emmener à la frontière israélo-syrienne. L’armée israélienne l’a transféré à l’hôpital.

“J’étais anxieuse et j’avais peur, mais les infirmières israéliennes et les médecins m’ont traité avec sensibilité et respect et la délivrance s’est bien passée. Je suis très heureuse d’être venue ici, ils me traitent bien et prennent soin de moi et de mon nouveau-né, » dit-elle.

Esther Ambar, qui vit au kibboutz Ein-Zivan sur le plateau du Golan bombardé il y a quelques jours par des roquettes depuis la Syrie, aide la nouvelle maman. “Nous vivons dans une étrange réalité. Dimanche, nous étions réfugiés dans les abris quand un certain nombre de roquettes a touché le sol près du kibboutz, et aujourd’hui, nous avons fait naître un bébé syrien dont la mère est originaire du lieu  d’où sont partis les obus” dit Esther Ambar. ” Nous entendons et voyons les combats en Syrie tous les jours et nous savons que la population est en grande difficulté.”

“Les gens ordinaires ne sont pas intéressés par les guerres, les mères syriennes que nous rencontrons et qui nous racontent leur vie difficile,  parlent de leurs espoirs de paix et d’un avenir meilleur pour leurs enfants. Leur reconnaissance est en mouvement et nous souhaitons que ce soit un pont vers un dialogue entre nous et eux et un espoir pour la paix et la tranquillité dans la région. ”



Ajouté le 25/07/2018 par ambassade israel - 0 réaction Actualités

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