France-Israël-Alliance Général Kœnig est une organisation indépendante d’hommes et de femmes persuadés que l’amitié entre la France et Israël est un impératif d’ordre moral fondé sur des valeurs communes.

 

 

>Économie|Matthieu Pelloli (@MatthieuPelloli), notre envoyé spécial à Tel-Aviv et Jérusalem| 06 mai 2018, 7h36 |28
La Silicon Wadi s’étend désormais à Jérusalem, dont le maire, Nir Barkat, est un ancien startuper à succès. Gidi Avinary/FLASH-90-REA
 
 
 
 

Emmanuel Macron rêve de faire de l’Hexagone la référence européenne en matière de jeunes entreprises innovantes. Israël, incarnation de la « start-up Nation » depuis une décennie, peut être le modèle à suivre. Voici comment l’Etat hébreu s’y est employé.

Le président de la République l’a promis, il veut faire de la France une « start-up nation ». Concrètement, détaillait-il pendant sa campagne, « une nation où chacun peut se dire qu’il pourra créer une start-up ». Vous pensez aux Etats-Unis ? A Apple, dont l’histoire a commencé dans le garage de Steve Jobs, en Californie ?

Oubliez vos vieux schémas… La start-up nation, aujourd’hui, s’appelle Israël. La formule était justement le titre du best-seller de deux Israéliens, Dan Senor et Saul Singer, paru en 2009. Plus de 6 000 start-up constellent l’Etat hébreu, qui célèbre cette année ses 70 ans d’existence. Rapporté aux 8 millions de citoyens, ce chiffre place Israël à la première place mondiale en termes de nombre de jeunes pousses par habitant.

 

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Longtemps, Tel-Aviv a été l’épicentre du secteur, mais la Silicon Wadi — l’équivalent de la Silicon Valley américaine, le pôle des industries de pointe — se développe à vitesse grand V. Elle intègre désormais Jérusalem — dont le maire, Nir Barkat, est un ancien startuper à succès — et s’étend de Haïfa, au nord, jusqu’à Beer-Sheva, au sud.

 

 

Espérer le succès de Waze

Partout, les espaces de coworking poussent comme des champignons. C’est dans un de ces bureaux partagés qu’est né Waze. Fondée en 2008 par un chercheur israélien, l’application de trafic routier a été rachetée 1,1 milliard de dollars (893 millions d’euros) par Google en 2013. Depuis, d’autres ont encore fait mieux ! Il y a un an, Intel s’est offert, pour 15 milliards de dollars (12,18 milliards d’euros), Mobileye, spécialisé dans les systèmes anticollisions pour les voitures autonomes.

Dans le quartier de Har-Hotzvim à Jérusalem où Mobileye a ses bureaux, une centaine d’autres start-up travaillent sur ce marché d’avenir. Par ricochet, les constructeurs mondiaux ont déboulé dans la Silicon Wadi pour implanter des centres de recherche et développement (R & D). Un cercle vertueux qui assure le plein-emploi et fait rêver l’Elysée.

« La France doit être leader en matière de start-up »

Derrière ces succès, il y a une vraie politique nationale. Israël investit 4,3 % de son PIB dans la R & D, soit bien plus que la France (2,2 %). Et, côté investisseurs privés, l’Etat hébreu compte 70 sociétés de capital-risque. Concrètement, des investisseurs prêts à prendre de gros risques pour financer des innovations de rupture. Le Jérusalem Venture Partners (JVP), installé dans un vaste bâtiment blanc, est l’un des premiers fonds du pays. Fondé en 1993, il a levé plus de 1 milliard de dollars (850 millions d’euros) et créé 120 entreprises, dont 12 ont été introduites au Nasdaq, l’indice des valeurs technologiques américaines.

Le mois dernier, Erel Margalit, son PDG fondateur, dînait à Bercy avec Mounir Mahjoubi, le secrétaire d’Etat chargé du Numérique. « La France a besoin d’écrire un récit national pour ses jeunes générations, et ce récit, c’est l’innovation, explique-t-il. L’Allemagne dispose du leadership européen sur l’industrie, la France doit conquérir le leadership en matière de start-up. »

Une chose est sûre, ce secteur est une priorité du ministre de l’Economie. « L’innovation est la clé de notre compétitivité et de notre avenir », insistait Bruno Le Maire en début d’année, en lançant un fonds pour financer l’innovation à hauteur de 200 à 300 millions d’euros par an.

A 4 000 km de la Silicon Wadi, les start-up tricolores ont aussi des atouts, comme en témoigne le succès de la marque French Tech ou de Viva Technology, la grand-messe annuelle de l’innovation à Paris (créée par Publicis et le groupe Les Echos - Le Parisien) dont la 3e édition aura lieu du 24 au 26 mai. Israël aura d’ailleurs cette année un pavillon pour y présenter 12 start-up d’excellence.

 

Tel-Aviv : Carbyne, l’appli de sécurité qui fait polémique
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L’application de vidéosurveillance Carbyne permet d’envoyer directement des images ou sa position à la police. DR

 

Cette start-up de Tel-Aviv a mis au point une application de vidéosurveillance. Vous êtes victime d’une agression, témoin d’un fait divers : ouvrez l’appli et filmez la scène. Vos images sont transmises en direct au centre de supervision urbain de la police municipale, qui vous géolocalise. Douze villes en Israël ont déjà franchi le pas. « L’idée m’est venue après avoir été agressé sur la plage de Tel-Aviv, confie Amir Elichai, le jeune PDG. Uber ou mon livreur de pizza savent me géolocaliser, mais ce jour-là, la police n’en était pas capable… Je me suis dit qu’il fallait y remédier ».

Ehoud Barak, l’ex-premier ministre travailliste d’Israël, est l’actuel directeur de la start-up. A Nice (Alpes-Maritimes), dans une ville encore traumatisée par l’attentat du 14 juillet 2016, Carbyne a été expérimentée ces dernières semaines. S’en est suivie une intense polémique, plusieurs associations et élus d’opposition dénonçant un risque de « délation généralisée » et une « atteinte aux libertés fondamentales ». L’application vient finalement d’être interdite par la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés).

« Ce sont les terroristes et ceux qui veulent porter atteinte à notre démocratie qui bénéficient de cette décision », a déploré Christian Estrosi. Amir Elichai, lui, est toujours « en discussion avec Sarcelle, Marseille, Monaco, Cannes et Toulouse », mais la décision de la CNIL risque de torpiller ses projets de développement dans l’Hexagone.

 

Beer-Sheva : les « grandes oreilles » de Tsahal
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UNIT 8200 compte plusieurs milliers de soldats spécialisés dans le renseignement. IDF Spokesperson’s Unit

 

UNIT 8200 : c’est l’unité de renseignement de l’armée israélienne, en charge notamment des écoutes, du décryptage de codes, de la cyberdéfense et des cyberattaques. Elle compte plusieurs milliers de soldats, s’appuie sur du matériel dernier cri et exerce des fonctions comparables à la Direction générale de la sécurité extérieure en France.

L’unité 8200 a été suspectée par plusieurs médias d’avoir participé à la conception de Stuxnet en 2010, un virus informatique qui a saboté plusieurs ordinateurs dans les installations nucléaires iraniennes.

Au sein de l’unité 8200, la culture et l’organisation du travail sont réputées très proches de celles des start-up. Les soldats travaillent en petits groupes, n’hésitent pas à confronter les points de vue et même — ce qui serait impensable dans l’armée française — à pousser la hiérarchie dans ses retranchements !

 

Jérusalem : de la Torah au e-commerce chez Bizmax
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Les ultra-orthodoxes ont développé de nombreuses start-up, notamment dans la mode ou le commerce. DR

 

En plein cœur du quartier ultraorthodoxe de Jérusalem, cet espace de coworking dédié aux start-up détonne. Chez Bizmax, les haredis — littéralement « ceux qui craignent Dieu » — dont les journées sont d’ordinaire consacrées à l’étude de la Torah, font entorse à leurs habitudes.

Les hommes, costumes et chapeaux noirs, arborent les papillotes, les femmes, jupes longues et bras couverts, portent un foulard sur la tête. Tous ont l’habit traditionnel, mais c’est pour mieux plonger dans la modernité. Car Bizmax, cela signifie… « business maximum », confie une startupeuse ultraorthodoxe, mère de dix enfants.

Depuis la suppression d’une aide publique pour les familles nombreuses, la communauté cherchait de nouvelles solutions. Beaucoup de haredis ont donc lancé leur start-up. « La vie regorge de paradoxes, s’amuse Chaïm Simcha. Quand vous êtes haredi, au départ, vous ne pensez pas à travailler. Encore moins dans l’e-commerce. Et définitivement pas dans la mode ! Mais mon rabbin m’a dit ok, tu peux te lancer. »

Le jeune entrepreneur a développé Screenshot, le Shazam du vêtement. Comme l’appli musicale, capable d’identifier n’importe quelle chanson, Screenshot scanne l’image d’un vêtement, d’un mannequin ou d’un acteur et propose une liste de vêtements identiques vendus en ligne. « C’est l’appli shopping de Kim Kardashian », s’enthousiasme Chaïm Simcha, qui vient de signer un partenariat avec la reine des réseaux sociaux.

 

Haïfa : le Technion, le MIT israélien
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De nombreux chercheurs du Technion ont déjà été récompensés de prix Nobel. Technion/Israel Institute of Technology

 

Le Technion d’Haïfa : c’est le MIT (NDLR : l’une des meilleures universités américaines) israélien, à qui l’on doit, entre autres, la clé USB, la messagerie instantanée ou encore l’irrigation goutte-à-goutte.

Fondé en 1912, il caracole aujourd’hui dans le top 10 des meilleures universités pour la science et la recherche. Ses meilleurs chercheurs ont été récompensés par de nombreux prix Nobel. Et ses étudiants ont créé plus de start-up cotées au Nasdaq que la France entière.

 

Jérusalem : Mobiley, la licorne à lunettes
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Les lunettes MyEye 2.0 permettent aux malvoyants de lire des textes ou identifier des produits en magasin. DPA/picture-alliance

 

Cette start-up qui développe des systèmes anticollisions et d’assistance à la conduite de véhicules (Adas) est la véritable pépite de Jérusalem. Créé en 1999, Mobileye a été racheté pour 15 milliards de dollars par Intel en 2017.

Mobileye a une sœur jumelle, Orcam, installée dans les mêmes bureaux. Fondée en 2010, la jeune pousse est désormais une licorne (une start-up valorisée à plus de 1 milliard de dollars). Elle propose les lunettes MyEye 2.0, une nouvelle génération de lunettes pour malvoyants, capables de lire des textes ou d’identifier des produits dans un magasin, grâce à un lecteur de code-barres.

Mais le succès du produit est freiné par son coût, qui reste prohibitif, autour de 4 500 euros. Orcam rêve cependant de parvenir à convaincre les organismes de santé de prendre en charge une partie de l’équipement. « Nous préparons des dossiers auprès de l’Assurance maladie française, nous devons fournir des études cliniques, détaille un cadre de l’entreprise. Nous démarchons aussi des mutuelles privées. »

 

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Ajouté le 17/05/2018 par Ambassade d'israel - 0 réaction - Innovation

 

 


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Ajouté le 17/05/2018 par Ambassade d'israel - 0 réaction - Société
 
Déclaration du Premier ministre Benjamin Netanyahu suite à la déclaration du Président Trump concernant le retrait des Etats-Unis de l'accord nucléaire iranien
(Communiqué par le Conseiller Media du Premier ministre)
Le Premier ministre Netanyahu a délivré (mardi 8 mai 2018), le discours suivant :
"Israël soutient pleinement la décision courageuse du Président Trump de rejeter l'accord nucléaire désastreux avec le régime terroriste de Téhéran. Israël s'est opposé à cet accord nucléaire depuis le début car nous avons dit que plutôt que de barrer la route à l’Iran vers la bombe,
l'accord ouvrait en réalité la voie à un arsenal entier de bombes nucléaires, et ce en l'espace de quelques années seulement. La suppression des sanctions en vertu de l’accord a déjà produit des résultats désastreux. L'accord n'a pas éloigné la guerre, il l'a au contraire rapprochée. L'accord n'a pas réduit les agressions de l'Iran, mais il les a considérablement augmentées, et nous le voyons à travers l'ensemble du Moyen-Orient. Depuis l'accord, nous avons vu les agressions iraniennes se multiplier chaque jour – en Irak, au Liban, au Yemen, à Gaza, et surtout en Syrie, où l'Iran tente d'établir des bases militaires depuis lesquelles il pourrait attaquer Israël.
Malgré l'accord, le régime terroriste de Téhéran est en train de développer un potentiel de missiles balistiques, des missiles balistiques pour transporter des ogives nucléaires toujours plus loin, vers de nombreuses régions du monde.
Et comme nous l’avons révélé la semaine dernière, depuis l'accord, l'Iran a intensifié ses efforts pour dissimuler son programme secret d'armes nucléaires.
Donc si vous laissez tout cela inchangé, tous les ingrédients sont réunis pour conduire au désastre, un désastre pour notre région, un désastre pour la paix dans le monde.
C'est pourquoi Israël considère que le Président Trump a pris une décision historique, et c’est pourquoi Israël remercie le Président Trump pour son leadership courageux, son engagement à faire face au régime terroriste de Téhéran et son engagement à garantir que l'Iran n'obtienne jamais d'armes nucléaires, ni aujourd'hui, ni dans dix ans, ni jamais."
 

Tsahal a frappé des cibles iraniennes en Syrie
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L'Iran mène ses activités militaires de manière active au-delà de ses frontières, ce qui constitue non seulement une menace pour Israël, mais pour le Moyen-Orient dans son ensemble. Mercredi 9 mai 2018, les forces Al-Qods, les forces spéciales des Gardiens de la Révolution islamique en Iran, postées en Syrie ont tiré 20 roquettes vers les postes de Tsahal sur le plateau du Golan. Tsahal a intercepté quatre des roquettes, évitant ainsi tout dommage. C’est la première fois que les forces iraniennes ont tiré directement vers les troupes israéliennes.
> En riposte Tsahal a frappé plusieurs cibles en Syrie.

 

 

Rapport du Centre Meir-Amit concernant les évènements prévus à Gaza les 14 et 15 mai

 

Principaux points de la situation

La « Grande Marche pour le Retour », qui a commencé le 30 Mars 2018, devrait atteindre un point culminant à deux dates durant la semaine à venir et les jours suivants :

  • Le 14 mai, jour du transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem
  • Le 15 mai, jour durant lequel est commémoré la Nakba palestinienne.
  • Le 16 mai, sachant que le Ramadan est prévu de commencer à cette date (calendrier lunaire), le point culminant des événements, selon la perception du Hamas, est susceptible d’être un piratage informatique de masse à l’initiative des Palestiniens en Israël (notamment dans le cadre de l’exercice du « droit au retour »), suivi par une vague de violence à haute dose, et peut-être même d’attaques terroristes, au-delà de ce qui était connu jusqu’à présent.

 

Les déclarations du Hamas (dont le corps dominant est derrière les récents événements) et l’Autorité nationale du droit au retour (organisation qui organise ces derniers événements) indiquent que les Palestiniens cherchent à rassembler des centaines de milliers de manifestant se dirigeant vers la zone frontalière durant ces jours décisifs.

Ce vendredi (11 mai 2018) est déterminant pour les organisateurs qui traitent en ce moment plusieurs préparatifs et avertissements car cela doit servir de préparation à l’événement le plus large appelé « Marche du million pour le retour », qui se tiendra le 14 mai.

[1] Les organisateurs de « la Marche du Grand retour » appellent les Palestiniens de Cisjordanie, les Arabes israéliens et les Palestiniens des pays arabes à se joindre aux manifestations.
Des manifestations anti-israéliennes sont également prévues dans les pays occidentaux, y compris à Londres (manifestation devant l’ambassade d’Israël, le 11 mai 2018), à Athènes (manifestation devant Ambassade d’Israël, 15 mai 2018) et à Vienne (manifestation le 13 mai 2018).

Les habitants de la bande de Gaza, de la Judée et de la Samarie, de Jérusalem, les Arabes israéliens et ceux des camps de réfugiés sont également appelés à participer ce vendredi et à se préparer pour le pic des événements le 14 mai 2018.

(Page Facebook de la Grande Marche du Retour, 7 mai 2018)

 

Yazir al-Sunnar, chef du bureau politique du Hamas dans la bande de Gaza, a appelé les jeunes Palestiniens à mener des actions de protestation « à tout prix » en disant qu’ils préfèrent mourir en martyrs (chahid).

 

Selon notre estimation, le Hamas et les autres organisateurs tiennent compte du fait qu’une incursion massive en Israël pourrait entraîner un grand nombre de morts et de blessés.

Cependant, de nombreuses pertes à notre avis n’auront aucun effet dissuasif, mais au contraire, sur le fond, médiatiseront le conflit irano-israélien et le départ d’un accord nucléaire des États-Unis qui pourrait être le prétexte à de nombreuses victimes, ce que le Hamas envisagerait volontiers, en particulier pour aider à sensibiliser sur la question palestinienne, trop marginalisée au niveau de l’opinion publique mondiale. Le Hamas mise donc sur le nombre de victimes et plusieurs blessés lors d’affrontements violents entre les forces de sécurité et les manifestants en Cisjordanie pouvant ainsi amplifier la résonance des événements et porter la question palestinienne à la Une des manchettes.

 

Préparation, logistique et développement de tactiques de combat

Sur le plan logistique et tactique, les préparatifs sont en cours pour le 14 mai.
Le principal défi auquel est confronté le Hamas (et les organisateurs de la Marche) est de savoir comment mobiliser les masses pour qu’elles se rendent jusqu’à la barrière. À cette fin, ils prévoient d’utiliser des affiches dans les mosquées et les rues de la ville, à compter du 13 mai. Il y a aussi des préparatifs logistiques, tels que la préparation des hôpitaux pour  la réception des blessés et l’organisation du transport vers les sites de rassemblement. En même temps, sont examinées diverses tactiques de conflit, telles que la rupture des cortèges à de nombreux endroits permettant de dévier l’armée israélienne en utilisant des bulldozers pour enlever la barrière et en la brisant pour créer un flux massif de terroristes s’infiltrant en Israël, vers des lieux de rassemblement actuellement en préparation, d’où ils seront en mesure d’agir sur le sol israélien.

 

Le 7 mai 2018, les organisateurs de la « Grande Marche du Retour » ont publié une page Facebook demandant aux internautes de faire des suggestions sur la nature des événements « avant le passage et après avoir traversé la clôture ».
Parmi les propositions soulevées par les utilisateurs mentionnés :

  • se regrouper à un endroit de telle sorte que l’armée israélienne sera obligée de se disperser au-delà de la clôture (jusqu’à présent plutôt concentrée sur cinq/six emplacements seulement les derniers vendredis),
  • fournir des barils d’eau et des seaux pour faire face à des gaz lacrymogènes, ainsi que fournir des sacs de sable, organiser la concentration de masse éventuellement en se les passant jusque sur le territoire israélien,
  • préparer des panneaux soulignant la résolution 194 de l’ONU [concernant les Palestiniens] et légitimant ainsi leur franchissement de la barrière
  • utiliser des voitures, des ânes, des chevaux et plus encore (Page Facebook de la Grande Marche du Retour, 7 mai 2018).

 

Les annonces pour encourager les participants à la marche lors de la « Journée de la Nakba » commenceront dans l’après-midi du 13 mai et dureront jusqu’au lundi matin.

Lundi, les masses retourneront dans les camps installés à quelques centaines de mètres près de la clôture pour commencer à marcher vers la barrière de sécurité afin de la traverser (Al-Qods Al-Arabi, le 9 mai 2018).
Dans le cadre des préparatifs, l’Autorité nationale suprême a établi la Marche du Grand Retour à partir du camp à l’est de la ville de Gaza en tant que « principale tente de retour mondiale » (Télévision Al-Aqsa, 8 mai 2018).

 

Comme déjà mentionné ci-dessus, Yahya al-Sunnar, chef du bureau politique du Hamas dans la bande de Gaza, est personnellement impliqué dans les préparatifs. Il a tenu une réunion préparatoire pour l’organisation de la soi-disant “Marche du Million” avec des représentants de diverses organisations, des activistes de la “Marche du Retour” et de jeunes Palestiniens de la bande de Gaza. De hauts responsables des médias ont assisté à la réunion (Filastin al-Yawm, 8 mai 2018). Lors de la réunion, il a appelé à une large participation aux prochains événements. Il a appelé les manifestants à exprimer leur colère à n’importe quel prix, en disant qu’ils préféreront mourir en martyrs, ou mourir de faim et de dignité que de mourir humiliés (PALINFO, le 9 mai 2018). Il a également dit aux jeunes Palestiniens dans le cadre de ses paroles encourageantes qu’ « il avait peur de mourir dans son lit, et qu’il espérait mourir en martyr lors de la Marche du retour » (Sama Nouvelles, Faltodi, le 9 mai 2018).

 

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A gauche (Photo 3) : Yahya Snowar lors de la réunion préparatoire à Gaza (Site Internet du Hamas, 9 mai 2018).

 

À droite (Photo 2) : les jeunes Palestiniens qui ont pris part à une réunion avec Yahya al-Sanuar tenant des attrapeurs à la clôture, des pneus et un cerf-volant. Certains des participants blessés peuvent avoir été des manifestations précédentes (Page Facebook Shehab, 9 mai 2018)

Dans une interview donnée par Ahmed Abu-Haritha, porte-parole du “Gad’s Return March”.

Dans une interview avec le porte-parole de « la Marche du Grand Retour », il a été précisé qu’au cours de la dernière semaine avant la Nakba, les actions seront intensifiées avec un point culminant le 14 et le 15 mai. Lorsqu’on lui a demandé si le 15 mai les manifestants perceront la clôture de sécurité, il a évité de répondre, disant qu’aucune décision n’a été prise en vue d’enfreindre la clôture mais a cependant noté que la grande Marche du Retour ne disposait pas de « centre de décision » ordonné et que ce sont « les jeunes participants qui décideront » plutôt que les membres du comité des organisations qui ne garantissent pas que cela n’arrivera pas. Il a également noté que la violation de la clôture est un droit des réfugiés palestiniens, car “ils retourneront chez eux un jour” (Télévision Al-Aqsa, 8 mai 2018).

 

PHOTO (Photo 4&5)
Une réunion de la faction étudiante du FPLP sur la « résistance populaire » dans le cadre de la préparation à la « marche du million » (page Facebook «Marche du Grand Retour », le 8 mai 2018)

L’un des internautes du forum du Hamas a publié des “instructions opérationnelles” pour la Journée de la Nakba à l’intention de ceux qui avaient l’intention d’entrer en Israël dont voici quelques lignes directrices (Forum du Hamas, 9 mai 2018) :

  • Préparer un sac à dos avec des dates et une bouteille d’eau, un cutter (pour couper la barrière), un bandage et un désinfectant.
  • La clôture sera violée à plus d’un endroit et loin des cinq centres de manifestations dans la bande de Gaza afin d’épuiser Tsahal.
  • La carte d’Israël doit être apprise à l’avance et peut être faite via Internet. Vous devez définir un endroit spécifique sur la carte [à laquelle vous avez l’intention d’arriver] et répétez les instructions. Il est également nécessaire d’étudier l’utilisation d’armes avec des armes, en particulier les fusils M-16.
  • Soyez prudent avec le mouvement dans les espaces ouverts. Déplacez-vous prudemment près des clôtures ou des structures.
  • La recommandation est d’essayer de se déplacer dans un groupe d’au moins trois personnes.
  • Ne portez pas de téléphone portable, portez plutôt un briquet et une petite lampe de poche.
  • Méfiez-vous des chiens policiers et sachez que pour les aveugler, il faut leur lancer du sable au visage
  • Faites attention aux caméras et essayez de les saboter ou de les déraciner.

Page Facebook en message publié (9 mai 2018), répondant à des utilisateurs sur ce [qui va se passer] après les 14 et 15 mai ainsi qu’aux questions soulevées en naviguant sur ce qu’il faut faire et vers où devraient se tourner les Palestiniens qui sont entrés en Israël dans le cadre des événements du « Jour de la Nakba ».

 

Voici quelques suggestions et réponses données par les utilisateurs sur la page Facebook (page Facebook de la « Grande Marche du Retour », 9 mai 2018):

  • Des bulldozers doivent être fournis afin de retirer la clôture entre Israël et la bande de Gaza et de préparer les routes pour les manifestants.
  • Il est possible de rester en territoire israélien et dans les postes de Tsahal sans les saboter.
  • Établir des points de concentration à l’intérieur du territoire israélien près de la barrière et ne pas retourner dans la bande de Gaza.
  • Augmenter les relations publiques dans les médias afin que les Palestiniens à Jérusalem et en Cisjordanie arrivent les 14 et 15 mai aux points de friction avec Israël pour défendre le droit au retour.

 

Déclarations de militants du Hamas et d’autres organisations impliquées dans la marche

 

Voici quelques déclarations faites par des responsables du Hamas et des porte-parole et d’autres organisations impliquées dans l’organisation de la marche:

  • Abd al-Latif Alkanoa, un porte-parole du Hamas, a déclaré que la moitié du mois de mai est prévue pour préparer une énorme marche sans précédent : « un jour décisif dans l’histoire du peuple palestinien » (compte Twitter Abd al-Latif Alkanoa, le 7 mai 2018).
  • Ismail Radwan, membre du Hamas et de l’Autorité nationale suprême de la Marche du Retour qui a appelé à une mobilisation générale et à une agression de masse le 14 mai, afin de souligner l’opposition des Palestiniens à transférer l’ambassade américaine à Jérusalem, a-t-il dit. Le 14 mai sera une journée « inédite » dans le conflit avec Israël (Al-Aqsa TV, 8 mai 2018).
  • Ahmad Meddal, haut responsable du Jihad islamique palestinien, a fait l’éloge des jeunes palestiniens dans la bande de Gaza et a appelé à des marches similaires en Judée-Samarie et en Israël. Il a également appelé les Palestiniens de Judée et Samarie à une « ruée en masse vers les colonies » en inventant de nouvelles tactiques de combat contre eux, comme les cerfs-volants dans la bande de Gaza (TV Al-Aqsa, le 5 mai 2018).
  • Issam Hamad, membre du comité juridique de la Marche du retour, a déclaré que ce vendredi 11 mai 2018 serait l’ouverture de la « semaine spéciale ». En effet, les Palestiniens se rassemblent pour s’opposer au transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem le 15 mai et pour protester contre 1948. Il a également ajouté que ce jour-là, la poursuite de la « Grande Marche du Retour » serait annoncée (Al-Madin, 4 mai 2018).

 

Appel à des événements de solidarité en Judée-Samarie et dans d’autres domaines

Les organisateurs de la « Grande Marche du Retour » tentent également d’appeler les Palestiniens de Judée et Samarie, ainsi que les Arabes israéliens, à participer aux événements de la marche.
Dans ce contexte, ils ont appelé tous les Palestiniens, y compris les résidents des camps de réfugiés, à participer aux activités de vendredi prochain (“vendredi de préparation et d’alerte”).
En outre, ils ont appelé à un événement plus large le 14 mai, le jour du transfert de l’ambassade des États-Unis à Jérusalem (Page Facebook de la Grande Marche de mai 2018).

Mohammad Alian, président du Comité national pour le retour a tenu une conférence de presse à Ramallah, pour faire le point sur les activités prévues avant la « Journée de la Nakba. »
Il a annoncé que la procession centrale prévue le 14 mai 2018 à Ramallah portera en même temps sur les protestations en vue de déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem.
En outre, il y aura des marches supplémentaires aux points de friction en Judée et en Samarie. Dans les écoles, des leçons seront consacrées à ce sujet, et le sermon du vendredi portera sur la Journée de la Nakba.
(Agence de presse Ma’an, 9 mai 2018).

 

Appel aux Palestiniens des pays arabes à mener des actions parallèles à la Grande Marche du Retour

  • Hisham Abu Mahfouz, secrétaire général adjoint de l’organisation appelée « Congrès populaire des Palestiniens à l’étranger », a déclaré que les Palestiniens du Liban, de Syrie, de Jordanie et d’Europe mèneront des opérations parallèles le 15 mai (Safa Nouvelles Agence, le 8 mai 2018).
  • Khaled al-Batash, haut responsable du Jihad Islamique Palestinien, a déclaré que des tentes avaient été érigées dans plus de cinquante pays en solidarité avec les Palestiniens. En réponse aux événements en Syrie, il encourage le gouvernement de la Syrie et le Hezbollah à répondre à « l’agression israélienne » et de permettre à tous les réfugiés palestiniens en Syrie et au Liban d’atteindre la Palestine en même temps que la « Marche du Grand Retour » (page Facebook De la grande marche du retour, 10 mai 2018).

Source Centre Meir Amit 

 
 


Ajouté le 17/05/2018 par Ambassade d'israel - 0 réaction - Actualités
Etty au centre Rachi a 20h ...


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Ajouté le 10/04/2018 par Etty HIllesum - 0 réaction - Evenement Exeptionnel

Ce qu’il faut savoir sur les intentions du Hamas à Gaza

 

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> La situation de tensions actuelles entre Gaza et Israël est le résultat de la politique du Hamas. Le Hamas utilise des millions d’euros pour parvenir à son but ultime, revendiqué publiquement, la destruction d'Israël. Les dirigeants islamistes du Hamas détourne l’aide financière des Gazaouis au lieu de l’investir dans le bien-être de ses citoyens.

> Cette campagne d'affrontement coûte plus de 10 millions de dollars. Comment le Hamas la finance-t-elle alors que l'Autorité Palestinienne, cette année et plus encore depuis la tentative d’assassinat du 1er Ministre palestinien le mois dernier, n'a cessé d'imposer des restrictions économiques et financières sur Gaza.

> Le Hamas est une organisation terroriste pour l’UE et la France.

> Le Hamas est une organisation terroriste dont le but déclaré est de détruire Israel. Il a été désigné et reconnu comme entité terroriste par les USA, l'UE ou le Canada.

> Le Hamas utilise des civils israéliens comme cibles légitimes de tirs de roquettes, d'attaques suicides, d'infiltrations et d'assassinats, en plaçant des engins explosifs et en construisant des tunnels terroristes en territoire israélien. Depuis le 30 mars 2018, plusieurs infiltrations ont été déjouées jusque sur le sol israélien; élevant le nombre de blessés et morts israéliens ces dernières années.

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> Pour le Hamas, « Israël existera jusqu'à ce que l'Islam l'efface »

> La charte de 1988 du Hamas reste chargée d’une rhétorique antisémite et génocidaire. Dans cette charte, le Hamas déclare : "Israël existera jusqu'à ce que l'Islam l'efface; [le] Jour du jugement ... les Juifs se cacheront derrière des rochers et des arbres, et les rochers et les arbres crieront: ‘O musulman, il y a un Juif se cachant derrière moi, viens le tuer’".

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> 11 000 roquettes lancées sur Israël.

> Depuis le désengagement d’Israël de la bande de Gaza en 2005, le Hamas a tiré plus de 11.000 roquettes et mortiers sur des villes israéliennes. L'organisation islamiste est financée et armée par le régime iranien, et dépense cet argent pour renforcer ses activités militaires et terroristes plutôt que pour le bien-être de la population résidant dans la bande de Gaza.

> La complexité de la situation à Gaza inclut la menace existante du Hamas, les aides humanitaires et les multiples détournements dont elle fait l’objet. En juin 2007, le Hamas a mené une offensive sanglante contre le Fatah (mouvement palestinien présidé par Mahmoud Abbas) devenant ainsi le seul pouvoir dirigeant à Gaza.

> Le leader islamiste du Hamas, Yahya Sinwar, a participé à la manifestation du vendredi 30 mars 2018 à la frontière entre Gaza et Israël, et a déclaré "La marche du retour se poursuivra"…"Cela ne s'arrêtera pas tant que nous n'aurons pas retiré cette frontière transitoire [entre la bande de Gaza et Israël]". Il a aussi déclaré : « S'ils ont faim, les habitants de la bande de Gaza "mangeront le foie de ceux qui assiègent" ».

> Le but du Hamas -  clair et inchangé - a toujours pour seul objectif la destruction de l’Etat d’Israël.

> Le Hamas appelle à faire disparaître la frontière israélienne

> Le chef du Bureau Politique du Hamas, Ismail Haniyeh, a déclaré : "Vendredi dernier, nous nous sommes arrêtés à la frontière, la prochaine fois nous ne saurons pas où la frontière se trouvera".

> Israël, une réponse défensive.

> La barrière de sécurité entre Israël et la bande de Gaza sépare un Etat souverain et une organisation terroriste. Cette barrière sépare un pays qui protège ses citoyens de meurtriers qui mettent leur population en danger.

> L’armée israélienne utilise la force pour se défendre, d'une manière précise et proportionnée face au Hamas, une organisation qui, depuis des années, n’a eu d’autres intentions que de nuire à la vie des millions d'Israéliens et à sanctifier le meurtre, le suicide et la mort.

> L'engagement du Hamas sur le chemin de la terreur se retrouve dans les discours de ses dirigeants actuels et passés qui incitent aujourd’hui encore à tuer et kidnapper des civils israéliens ainsi que dans la Charte du Hamas.

> Quiconque voit dans ce spectacle meurtrier un iota de liberté d'expression est aveugle aux menaces qui pèsent sur l'Etat d'Israël.

> Au cours des deux dernières semaines, il y a eu une multiplication des attaques terroristes contre Israël, soutenues et encouragées par les dirigeants palestiniens.

> Israël est en droit de défendre ses frontières et d'empêcher toute infiltration dans son territoire souverain.

> Ce qui se passe à la frontière avec la bande de Gaza n'est pas une manifestation.

> C'est une émeute organisée, utilisée comme plate-forme pour mener des attaques terroristes et lancer une attaque massive contre la barrière frontalière et pousser à la violation de celle-ci. Aucun autre État souverain ne le permettrait.

> Le Hamas prévoit un deuxième tour de violence ce vendredi, 6 avril. Ses réseaux sociaux appellent les activistes à préparer des cocktails Molotov et à collecter des pneus pour les brûler sur place. Ils appellent également à tirer sur les soldats de l'armée israélienne, en plus de l'encouragement des foules à se ruer vers la barrière lors de l'émeute.

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> Dans le cas de Gaza, les responsables des émeutes envoient des personnes pour provoquer intentionnellement un affrontement avec Israël. Les citoyens de Gaza, au lieu de brûler des pneus le long de la clôture, devraient le faire devant les bureaux du Hamas, et demander à ce que leur gouvernement leurs fournissent des infrastructures dans les domaines médicaux et de l’Education, au lieu de construire des tunnels terroristes et des roquettes.

 

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> Préparation de cocktails Molotov       préparations d’actions violentes

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> Le Hamas utilise des civils comme boucliers humains

> Les organisations terroristes font un usage cynique des femmes et des enfants, qui sont délibérément envoyés vers la barrière dans le seul but d'être blessés et de servir de bouclier humain. Vendredi 30 mars, lors de la confrontation le long de la frontière, une fillette de 7 ans a été envoyée vers la barrière de sécurité par le Hamas. Après s'être rendue compte de la présence d’une enfant, les soldats israéliens se sont assurés qu'elle retourne en sécurité auprès de ses parents (source Tsahal).

> Ci-dessous, une photo datant du 30 mars 2018, tirée de Facebooklive et montrant un enfant de Gaza, habillé en uniforme militaire et portant une arme factice.

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> Enfant                          Les chefs du Hamas lors ses émeutes portant un enfant

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> Le Hamas utilise les enfants comme couverture pour ses tentatives d'attaques terroristes, notamment en plaçant des engins explosifs improvisés sur la barrière et en lançant des roquettes.

> 10 personnes déclarées comme tuées lors de la tentative de prise de contrôle de la frontière sont des membres d'organisations terroristes cachés au milieu des civils.

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> Israël est en droit de protéger sa frontière.

> Les soldats de l'armée israélienne ne tirent pas injustement, mais ciblent les terroristes et toutes personnes faisant preuve de violence. L'unique intérêt d'Israël est de protéger ses frontières et ses citoyens.

> Aucun pays ne reculerait face à la menace d'une violation de ses frontières par une organisation terroriste.

 



Ajouté le 08/04/2018 par Ambassade d'Israel - 0 réaction - Actualités

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