France-Israël-Alliance Général Kœnig est une organisation indépendante d’hommes et de femmes persuadés que l’amitié entre la France et Israël est un impératif d’ordre moral fondé sur des valeurs communes.

 

L'Ambassade d'Israel nous communique le document suivant particulièrement intéressant et d'actualité.

 

 

Coup de projecteur sur l'économie israélienne, dynamique et innovante

Cliquer sur l'image pour accéder à la brochure complète.

Taux de chômage faible et croissance solide... Les arguments économiques d’Israël, la "Startup nation", font mouche auprès des pays du monde entier.
Israël, dont la population est de 7.9 millions d'habitants, est une économie capitaliste moderne qui se caractérise par un secteur public important et un secteur de la high-tech en croissance rapide. Avec 140 ingénieurs pour 10 000 habitants, Israël est le pays avec la concentration en ingénieur la plus élevée (contre 88 pour le Japon et 85 pour les États-Unis) au monde. 
L’économie israélienne n’ayant pratiquement pas souffert de la crise financière internationale avec laquelle l’Europe continue de se mesurer, ses performances économiques continuent de faire rêver plus d'un des grands dirigeants de ce monde.
Ce pays, sans ressources naturelles, a réussi en en moins de 70 ans d’existence, à faire partie du "Club" fermé des pays les plus industrialisés, ceux de l’OCDE (l'organisation de coopération et de développement économiques) tout en portant le poids très lourd d’une défense indispensable à sa survie.
A bien des égards donc, l’histoire brève mais mouvementée d’Israël, l'a mené à une conjonction de circonstances économiques, sociales, démographiques et politiques unique parmi les autres pays de l’OCDE.  
 
L'économie israélienne se porte mieux que jamais. Avec une croissance de 4% en 2016, elle surpasse les Etats-Unis, les autres pays de l’OCDE, et semble continuer sur cette lancée pour l'année 2017.
Israël est l'un des pays de l'OCDE qui connaît l'une des plus fortes croissances ces dernières années, avec de nombreuses créations d’emploi à la clé, un chômage qui tombe sous la barre des 5%, une inflation maîtrisée grâce à un système bancaire stable ainsi qu'un système d'éducation performant qui se situe régulièrement au sommet des pays occidentaux, contribuant à faire d'Israel un pays qui connait des taux d'émigration académique sans équivalent.
Israel, surtout connu pour son savoir-faire dans le domaine des hautes technologies, de l'informatique, l'électronique, le médical, la fibre optique ou encore l'aéronautique, attire les pays les plus riches et les plus ambitieux, qui se ruent en Israel à la recherche du secret de son incroyable capacité d'innovation. Cet élan d'enthousiasme lui a valu de s'implanter comme une "start-up nation" sur la scène internationale et de faire de ce secteur un moteur clé de son économie, contribuant à la croissance de son PIB à hauteur de 40%.
Cependant, dans les années à venir, Israël devra relever deux défis: l’exploitation de ressources naturelles récemment découvertes et la réduction des inégalités sociales.
La situation économique d’Israël doit donc être considérée sous deux aspects, l’un financier, qui donne un tableau encourageant jusqu’aujourd’hui et l’autre social, en voie d'amélioration.
 
Cette étude a été menée par le Centre Taub, un des principaux instituts de recherche israélien socio-économique indépendant et non-partisan, le Centre Taub offre des résultats de recherches impartiale et de haute qualité sur les conditions socio-économiques en Israël et élabore des options novatrices, et équitables pour des politiques macro-publiques favorisant le bien-être des Israéliens.

Le Centre Taub envisage une société et une économie israéliennes fondées sur des bases solides et durables et s'efforce d'informer au mieux les politiques publiques à travers des communications directes avec les décideurs politiques et en enrichissant, à travers des données statistiques et économiques, le débat public qui accompagne le processus décisionnel.

 
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Ajouté le 11/07/2017 par Ambassade d'Israel/Centre Taub - 0 réaction - Actualités
 
Devant le scandale suscité par l'affaire outre-Rhin, la chaîne franco-allemande a décidé de diffuser “Les nouveaux visages de l’antisémitisme”, un documentaire qu’elle avait dans un premier temps refusé, estimant que "l’œuvre ne correspondait pas à la commande initiale"......Détails.........




Les téléspectateurs trancheront. La télévision publique allemande puis Arte se sont finalement rendues à la seule solution raisonnable pour éteindre la polémique qui prenait des proportions impressionnantes – notamment en Allemagne – autour du refus d’Arte de ne pas diffuser un documentaire allemand consacré à l’antisémitisme en Europe (« Les nouveaux visages de l’antisémitisme »). 
La première chaîne publique allemande, Das Erste, ayant décidé de programmer le documentaire demain mercredi 21 juin à 23h00, suivi d’un débat, Arte a décidé de s’aligner. 
« Cette décision crée une situation nouvelle : les téléspectateurs allemands ayant accès à ce documentaire,  il convient de faire en sorte qu’il en soit de même pour les français », explique la chaîne culturelle.
Arte reprendra donc le signal de Das Erste et téléspectateurs français et allemands pourront avoir accès à la même heure au film et au débat qui suivra.
Comment en est-on arrivé à cette situation où Arte se retrouve contrainte de diffuser un documentaire qu’elle a commandé et financé, mais dont elle ne cautionne pas le contenu en l’état ? 
Et pourquoi la chaîne s’est-elle retrouvée en quelques semaines sur le banc des accusés, présumée coupable d’un acte de censure alors que toute son histoire et son ADN disent son attachement à la liberté d’informer ?
Le point de départ de cette affaire remonte à avril 2015. La conférence des programmes de la chaîne qui sélectionne films, enquêtes et reportages approuve alors à une très courte majorité et avec de grandes réticences côté français, le projet d’un documentaire sur l’antisémitisme en Europe. Le film a pour ambition de mettre au jour les différentes manifestations de l’antisémitisme moderne dans les différents pays européens. 
Un sujet sensible mais ancré dans l’actualité du moment avec l’explosion des nationalismes et de l’extrême droite en Pologne, Hongrie, Grèce… et l’attentat commis par Amedy Coulibaly contre le supermarché Hypercasher de la Porte de Vincennes, en France.
Il est demandé aux promoteurs du films, le cinéaste munichois, Joachim Schröder et la journaliste Sophie Hafner, de s’adjoindre la collaboration d’un troisième auteur, un psychologue israélien d’origine arabe reconnu, Ahmad Mansour, qui doit selon le directeur des programmes d’Arte, Alain le Diberder, « garantir l’équilibre du projet ». 
Autant dire que côté français, on ne part pas complètement serein. Finalement pour des questions d’agenda personnel qui lui laissent peu de temps pour s’investir dans le projet, Ahmad Mansour, n’en sera que « conseiller ».
Dix-huit mois de tournage et de montage plus tard, le documentaire de 90 minutes est prêt. 
C’est là que l’histoire bascule. Alain Le Diberder annonce son refus de diffuser le film sur Arte à la consternation des réalisateurs qui dénoncent un coup de force et bientôt un acte de censure. 
Les deux auteurs assurent à ce moment là ne pas connaître la cause de cette décision – rien ne leur aurait été dit officiellement par la chaîne franco-allemande – et reprochent à Arte de n’avoir à aucun moment cherché à les rencontrer. 
« Lorsqu’un problème se pose, la chose la plus élémentaire à faire n’est-elle pas de s’asseoir ensemble autour d’une table pour en parler ? », interroge Joachim Schroeder.
Alain le Diberder se justifie et contre-attaque. Pour lui, le réalisateur s’est claquemuré dans son montage et n’a soumis son film au visionnage qu’une fois celui-ci terminé afin de le faire passer en force, au lieu de respecter le protocole interne qui veut que tout documentaire soit validé par étapes. 
« Ce monsieur a beau jeu, ensuite, de prétendre qu’Arte s’abrite derrière des procédures pour masquer le fait qu’elle n’assume pas de parler d’un tel sujet ! » La réalité poursuit-il, « c’est qu’il n’y a rien de commun entre la commande et le film présenté à la chaîne après un long silence radio de ses auteurs. 
Le terme de “censure” est donc totalement inadapté. Il s’agit uniquement de fermeté : si l’œuvre qui nous est livrée, même produite et financée par Arte, n’est pas celle qui avait été commandée, nous ne la diffusons pas. Y compris et surtout si nous avons le sentiment qu'on a voulu nous forcer la main en nous mettant devant le fait accompli. »  
Mais que contient ce film que nous avons pu voir, et qui heurte à ce point le directeur des programmes d’Arte ? 
De la France à l’Allemagne, en s’attardant longuement sur Israël et Gaza, il établit le constat d’un antisémitisme toujours très virulent, mais dont la nature a évolué. 
Une thèse irrigue tout le documentaire, celle d’un antisémitisme, qui loin d’avoir disparu après la Shoah, reste partout présent sur le Vieux Continent, mais serait dissimulé derrière l’alibi de l’antisionisme : ce ne sont plus les Juifs que l’on attaque, mais Israël. 
Ce postulat amène les auteurs à décrypter longuement le conflit israélo-palestinien, et la façon dont il alimente le rejet de l’Etat hébreu dans les milieux d’extrême gauche en Allemagne et dans les banlieues françaises.
Si Arte déclare assumer le caractère « orienté » de la thèse du film – traiter de l’antisémitisme masqué derrière la critique d’Israël –, la chaîne est en revanche en complet désaccord avec les modalités de son traitement. 
Elle conteste notamment aux auteurs d’avoir abandonné l’idée de donner une vue d’ensemble de l’antisémitisme en Europe comme le principe en avait été acté, au profit de longues séquences à Gaza et en Israël où le documentaire dérive de son sujet. 
Le ton très personnel adopté par Joachim Schroeder donne par ailleurs au film une teinte très engagée. 
Le réalisateur interpelle d’entrée de jeu le spectateur en s’adressant à lui directement, créant une proximité par l’humour pince-sans-rire qu’il pratique, qui renforce le sentiment d’une subjectivité prédominante.  
« Comment tourner un film sur un tel sujet sans être soi-même pro-Juif, dans sa lecture des événements, dans son attitude, dans ses tripes ? », se défend Joachim Schroeder dans l’hebdomadaire allemand de référence Die Zeit.
« Le problème n’est pas tant le film qui existe, que celui qui n’existe pas, mais que nous voulons toujours diffuser », réplique alors Alain Le Diberder. 
A son crédit, la chaîne franco-allemande a déjà traité, à plusieurs reprises, de l’antisémitisme en Europe – et notamment de celui qui couve dans les banlieues françaises (Les Banlieues de la ligne 148, réalisé par l’Allemand Alexander Smoltczyk, et diffusé en novembre 2016, étant le dernier en date). 
Mais, dans le film de Joachim Schroeder, cette réalité – longuement soulignée, par la liste de tous les attentats d’obédience islamiste et à caractère antisémite commis en France ces dix dernières années, ainsi que par de nombreux extraits de tubes de rap appelant quasi ouvertement à la haine d’Israël –  semblerait presque hors de propos : terroristes ou rappeurs, ces Français issus de l’immigration ne sont en effet précisément pas les héritiers de cette culture européenne de tradition antisémite évoquée par l’auteur au début de son film… Sans compter que le rapprochement hâtif avec les libertaires antisionistes allemands contribue à donner le sentiment d’une vision confuse, au lieu de l’analyse clairvoyante attendue… et qui continue de l’être.
Si le film montre donc clairement ses limites, sa déprogrammation n’en a pas moins entraîné une vive polémique en Allemagne. 
De grands médias, des historiens, des chercheurs ont ouvertement soutenus les auteurs du documentaire. 
L’affaire a même pris une dimension nationale mardi 13 juin, suite à la mise en ligne « pirate » du film pendant vingt-quatre heures par le quotidien à grand tirage Bild. 
« Notre responsabilité historique nous oblige à nous confronter à l’indicible que nous révèle ce documentaire. Pour que nous puissions tous savoir de quoi il en retourne », s’est justifié le directeur des rédactions, Julian Reichelt. Arte réagit avec modération à cette mise en ligne qui fait pourtant bon ménage de ses droits sur le film, assurant qu’elle n’a « aucune objection à ce que le public se fasse sa propre idée sur le film », tout en se refusant alors toujours à diffuser le documentaire.  
En France, la polémique est beaucoup plus mesurée ne serait-ce que parce que le film n’existe à ce jour qu’en langue allemande. Un internaute a cependant réussi vendredi 16 juin à en mettre une copie pirate en ligne, sur YouTube, dans une version originale sous-titrée en français. 
Il dit s’être appuyé pour la traduction sur une version du script français réalisée par le site d’actualité Causeur. 
Quelques heures plus tard, la copie était retirée, mais il ne fait guère de doute qu’elle pouvait réapparaître à tout moment.
Finalement, les proportions prises par la polémique en Allemagne vont conduire les dirigeants de la chaîne publique allemande, ARD, à prendre la décision de diffuser le film. 
Pour Arte, la position devient intenable et rapidement la chaîne prend à son tour la seule décision qui s’imposait : diffuser le film en même temps dans les deux pays.
Arte n’a, à notre connaissance, jamais censuré une œuvre depuis sa création. Dans le passé, la chaîne a cependant bloqué la diffusion d’un documentaire pendant trois ans, avant de finir par accepter de le mettre à l’antenne. Ce film – Le système Octogon – réalisé par Jean-Michel Meurice, s’attaquait au délicat sujet du financement des partis politiques en Allemagne.
Il établissait un lien entre le trésor caché des nazis en Suisse et au Lichtenstein et le financement occulte de la CDU, le grand parti conservateur qui domina le paysage politique allemand après-guerre. La ressemblance entre les deux cas a cependant sa limite. 
A l’époque, la direction d’Arte contestait la thèse défendue par le documentaire, mais a toujours reconnu que le film était parfaitement conforme au projet validé au départ. Soumise en France aux pressions des société d’auteurs qui avaient pris fait et cause pour Jean-Michel Meurice et après un début de polémique dans la presse, la chaîne avait fini par trouver un accord avec le réalisateur et, moyennant quelques très légères modifications, le film avait finalement pu être diffusé sans provoquer de scandale.
Source Telerama


http://koide9enisrael.blogspot.fr/2017/06/antisemitisme-finalement-arte-diffusera.html



Ajouté le 21/06/2017 par David Illouz - 0 réaction - Actualités



Ajouté le 21/06/2017 par Aliza Bin-Noun - 0 réaction - Actualités

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Dans sa chronique, Gilles-William Goldnadel dénonce l'occultation de la réalité qui entoure le « nouvel antisémitisme » en France. Avocat de la famille de Sarah Halimi, il revient notamment sur son assassinat, d'une violence inouïe.

 


Gilles-William Goldnadel est avocat et écrivain. Il est président de l'association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l'actualité pour FigaroVox.


L'idéologie est un génie. Un mauvais génie, mais c'est un génie. Il gouverne sans bruit les esprits, ouvre des portes et en cadenasse d'autres plus hermétiquement que celle de la plus scellée des cellules.

C'est l'idéologie qui a privilégié le débat économique durant la campagne présidentielle et a dissimulé sous le tapis les questions identitaires, sécuritaires, migratoires et islamiques. C'est la même idéologie qui aura fait resurgir des limbes Vichy , le Vel' d'Hiv' et le combat antifasciste. Seule cette idéologie innomée aura réussi à maintenir un tel surmoi paralysant que même la candidate qui aurait eu le plus grand intérêt électoral à privilégier la question migratoire sur la question économique, ne l'aura qu'à peine évoquée.

Pour ceux qui douteraient encore des menées délibérées comme de la puissance de cette idéologie de l'occultation des thèmes dérangeants, rien de mieux- ou de pire- que des exemples aussi récents qu'irréfutables.

C'est ainsi que je conseille aux germanophones le Berliner Zeitung de la semaine passée. Pour ceux qui sont peu familiers de la langue allemande, je recommande la lecture édifiante d'un article de Causeur publié le mercredi 17 mai et intitulé «Arte, la chaîne des maîtres censeurs».

Son auteur s'appelle Luc Rosenzweig. Après avoir officié longtemps dans les colonnes du journal Libération, il est devenu rédacteur en chef adjoint du Monde et son correspondant en Allemagne jusqu'à sa retraite.

Il confirme que la direction de la chaîne culturelle franco-allemande a volontairement passé à la trappe un documentaire sur l'antisémitisme en Europe. Seul motif: la haine antijuive arabo-musulmane était trop mise en lumière…

Il s'agit ainsi d'une première dans l'histoire d'Arte. Son directeur de programme a décidé de ne pas diffuser un documentaire produit et payé par la chaîne de service public.

Rosenzweig explique que pour la présidente de la chaîne franco-allemande-passionnée, on le sait, par la Shoah- la dénonciation de l'antisémitisme se limite exclusivement à l'exploration de «ce ventre fécond dont est sortie la bête immonde». Méfiants devant le projet, les dirigeants de la chaîne avaient exigé sa supervision par un auteur réputé en la personne de l'Arabe israélien Ahmad Mansour pour garantir l'impartialité du projet. Celui-ci est furieux de la censure intervenue: «ce film est remarquable et arrive à point nommé. Certes, il révèle des réalités dérangeantes, les mêmes que je rencontre dans mon travail quotidien. Je suis surpris qu'une chaîne publique de la réputation d'Arte puisse avoir tant de problèmes avec le réel…»

Ainsi que Rosenzweig, qui a visionné le film, l'explique: «ce qui gêne Arte aux entournures, c'est la démonstration implacable qu'il existe une continuité entre le discours propagandiste d'un Mahmoud Abbas déclarant devant le Parlement européen que «les Israéliens empoisonnent les sources de Cisjordanie pour faire fuir les paysans arabes de leurs terres» et l'antisémitisme d'une partie des O.N.G. gauchistes ou d'églises protestantes allemandes».

Autre faute de goût impardonnable, le film censuré aurait donné à voir comment le courageux François Pupponi, maire socialiste de Sarcelles, se désole de voir le pacte républicain français battu en brèche par les islamistes radicaux et antisémites à l'œuvre sur cette commune… visitée récemment de manière autrement plus consensuelle par notre nouveau président de la république.

Dans la même implacable logique d'occultation idéologique, on apprenait (Marianne, 26 avril 2017) que le CSA avait décidé d'ouvrir l'instruction d'un dossier à l'encontre d'Ivan Rioufol, éditorialiste au Figaro, pour avoir osé reprendre sur la chaîne C News, le sondage de l'institut Montaigne démontrant que «27 % des Français musulmans et 50 % des jeunes musulmans des cités se réclamaient au bout du compte de l'idéologie de l'État islamique»

On se souvient que c'est le même CSA qui s'était saisi des propos de Georges Bensoussan sur l'antisémitisme islamique tenus dans le cadre de l'émission «Réplique» animée par Alain Finkielkraut sur France Culture. On connaît la suite judiciaire.

Je précise que le CSA ne s'est pas saisi, pas plus qu'il n'a répondu à ma saisine, des appels au meurtre du président des Etats-Unis par Ruquier sur la deuxième chaîne nationale de service public.

 

Je précise, pour mettre en perspective, que le CSA ne s'était pas saisi, pas plus qu'il n'a encore répondu à ma saisine, des appels au meurtre d'un président démocratiquement élu à la présidence des Etats-Unis tenus par Laurent Ruquier sur la deuxième chaîne nationale de service public.

Dans ce contexte délétère, la nomination de Marlène Schiappa au poste stratégique de secrétaire d'État aux droits des femmes illustre au-delà de toute désespérance les doutes que m'inspire le nouveau pouvoir et que je confessais déjà dans ma précédente chronique.

Celle-ci se sera en effet illustrée dans un article (22/7/14 Huffington Post) dans lequel elle s'en prenait violemment à Manuel Valls pour avoir osé désigner, lors d'un discours de commémoration du 72e anniversaire de la rafle du Vel d'hiv, au lendemain d'exactions antijuives, l'antisémitisme islamique et la détestation d'Israël comme les principaux vecteurs de la criminalité judéophobe.: «Comme tant d'autres, je me sens visée par vos propos quand vous parlez de l'antisémitisme des quartiers populaires…»

Difficile de ne pas constater dans ce déni borné, la régression intellectuelle en marche.

C'est donc dans ce cadre idéologique d'occultation, de dénégation, de censure et de répression avérées que je veux enfin évoquer le sort funeste de Sarah Halimi, torturée et défenestrée par un musulman radical de 27 ans, le 4 avril dernier.

Il est de mon devoir impérieux que je l'évoque puisque, très exactement pour les mêmes raisons que les affaires qui précèdent, celle-ci fait l'objet d'une sombre omerta dont les ressorts cachés viennent d'être démontés.

Je connais bien le dossier, puisque la sœur de la défunte m'a demandé de la représenter.

Je peux donc affirmer, en pleine connaissance de cause, que l'assassin présente le profil classique des criminels islamistes habituels: petit caïd bien connu des services de police du 11e arrondissement pour ses multiples condamnations, lui et sa bande faisaient régner la peur dans le quartier Bastille-Vaucouleurs.

À plusieurs reprises, il avait insulté sa victime, qui le craignait, en la traitant de «sale juive».

De multiples témoins et voisins attestent avoir entendu «Allah Akbar!» tandis qu'il s'acharnait sans fin sur la malheureuse, alors même que la police était depuis longtemps sur les lieux.

Je dois encore constater, qu'alors que cet assassin exalté ne présentait aucun antécédent psychiatrique, en pleine période électorale, le processus habituel de psychiatrisation de l'assassin islamiste a été adopté. Celui-ci se trouve en conséquence dans un établissement de soins fermé et non une prison.

Mais ce qui serre le plus le cœur de l'homme et de l'avocat, ce qui révolte son esprit, ce qui fait chavirer son âme pourtant douloureusement habituée, s'appelle l'indifférence publique.

Je ne parle pas de l'opinion. La malheureuse est égarée depuis trop longtemps par ceux qui la font et la trompent, et lui montrent ce qu'ils veulent, et lui cachent ce qu'ils ne veulent montrer.

L'idéologie est un mauvais génie.

Elle s'appelait Sarah Halimi.

 

http://premium.lefigaro.fr/vox/politique/2017/05/22/31001-20170522ARTFIG00202-g-w-goldnadel-ce-que-revele-l-indifference-vis-a-vis-de-la-mort-de-sarah-halimi.php



Ajouté le 21/06/2017 par William-Gilles Goldnadel - 0 réaction - Actualités

Par Gilles William Goldnadel 
Mis à jour le 18/06/2017 à 20h08 | Publié le 18/06/2017 à 17h56

 

 

CHRONIQUE - Les Républicains sont restés sous la surveillance idéologique de la gauche, d'où leur défaite, argumente l'avocat, essayiste et président de l'Association France-Israël.

Si un homme de droite voulait s'essayer à expliquer, à la manière d'un Marc Bloch, cette étrange autant que stupéfiante défaite essuyée par son camp, il devrait éviter bien des écueils.

Il devrait d'abord prendre garde à ne pas céder trop longtemps aux délices de la joie mauvaise. Certes, il n'est que trop humain que le citoyen marié à un parti unanimement promis à un avenir en bleu, s'estimant floué, abandonné, trahi, se console un peu en contemplant la déconfiture des héros de cette gauche extrême à qui il attribue tant de maux et s'exclame: «C'est bien fait pour Hamon!» Dans sa hargne encolérée, il ne devrait pas non 

plus oublier de savourer la déconvenue d'une partie de ceux qui croyaient atteindre l'Assemblée nationale en traversant de la rive droite à l'autre. La brasse coulée est fatale aux nageurs en eaux troubles, quand le courant irrésistible est traître: «C'est bien fait!»

Assurément, notre nouvel Eros n'a pas encore chu et ses premiers pas sur la terre furent lestes. Il faut dire qu'il succède à un lourdaud terrestre

 

Cependant, notre homme droit ne devrait pas, passant d'un excès l'autre, crier, à l'imitation des gazettes midinettes, «Bravo l'artiste! C'est bien fait!» à Jupiter triomphant. Du moins ne devrait-il pas le crier ni trop vite ni trop fort. Certes, l'audacieux diablotin sorti prestement de sa boîte méritait davantage l'Olympe que tout autre prétendant. Mais sur la toise céleste, cette gloire divine ne se mesure qu'à l'aune de ses pâles rivaux. Assurément, notre nouvel Eros n'a pas encore chu et ses premiers pas sur la terre furent lestes. Il faut dire qu'il succède à un lourdaud terrestre. Mais il est trop tôt pour le faire passer de fin manœuvrier politicien qu'il est à ce grand politique que ses thuriféraires voudraient déjà qu'il fût.

De grâce, que dans son désespoir notre homme droit de droite ne s'abaisse pas, comme ce candidat aux législatives à Paris révulsé du verdict des urnes, à insulter son électeur jusqu'à lui trouver des défauts révulsifs. Certes, le Français votant n'est pas auréolé de toutes les vertus et n'a pas à être constamment loué. Après tout, ces hommes politiques unanimement décriés sont les enfants gâtés de cette société française individualiste, déshumanisée, acculturée et largement déshonnête dont ils sont le très honnête reflet. Mais l'électeur français est avant tout la première victime, non d'un fantomatique complot mais d'une idéologie fantasmatique cinquantenaire qui est la responsable aussi implacable qu'invisible de l'étrange défaite que la droite française vient de subir en rase campagne électorale.

C'est cette idéologie multiculturaliste, et seulement elle, qui peut expliquer pourquoi l'électeur français s'est vu interdit de débat sur les questions d'immigration et de terrorisme islamique

 

C'est cette idéologie multiculturaliste, en majesté médiatique impérieuse, et seulement elle, qui peut expliquer pourquoi l'électeur français s'est vu interdit, pour cause d'occultation et de diversion, de débat sur les questions désormais existentielles d'immigration et de terrorisme islamique au profit d'un économisme aseptisé. C'est cette idéologie prétendument antiraciste qui a réussi à imposer au deuxième tour une thématique antifasciste que l'on croyait définitivement rangée dans la naphtaline historique. C'est cette idéologie esthétique et artistique qui ne pouvait que favoriser le joli candidat étoilé des citoyens du monde au détriment de ceux ringardisés qui voudraient garder les pieds sur leur terre de France. Cette idéologie optimiste qui voudrait faire croire que l'histoire est magique ne pouvait, dans ce contexte médiatique, que l'emporter sur ceux qui savent combien elle est tragique, dès lors qu'un surmoi sidérant continuait de paralyser l'ensemble de l'opposition nationale.

 

 

C'était sans compter avec l'inculture de la droite politique et oublier le manque de courage, de conviction et d'imagination qui l'avait toujours caractérisée

 

On croyait que la droite française avait remporté la bataille culturelle. L'on ne s'était pas trompé, mais il s'agissait de la droite intellectuelle qui avait surmonté ses appréhensions. Il restait à la droite politique à transformer en programme et en victoire ces essais réussis. Mais c'était sans compter avec l'inculture de la droite politique et oublier le manque de courage, de conviction et d'imagination qui l'avait toujours caractérisée. C'est dans ce contexte embrumé qu'un chef que la droite républicaine s'était improvisé dans le brouillard de la défaite a trouvé judicieux avant le premier tour d'enterrer le ni-ni au profit de l'ennemi puis de brandir avant le second le spectre horrible de la CSG à l'exclusion de tous autres dangers sociétaux. La fin de la campagne de France était déjà décrétée par démobilisation.

Je prétends qu'il y a plus de profondeur dans le vide abyssal du discours présidentiel sur les questions sociétales que dans la stratégie politique du capitaine des Républicains. Je soutiens qu'il y a plus de cohérence voire de fidélité à la droite libérale postnationale chez le premier ministre que dans l'action erratique qui fut conduite par ceux qui étaient censés défendre le destin de cette droite qui se disait patriotique.

J'ai évoqué au début de cet article l'ombre de Marc Bloch. Certains pourraient me trouver hyperbolique, s'agissant d'une défaite qui n'est pas nationale mais seulement politique. J'aimerais me tromper, mais le devoir m'oblige à écrire, à l'heure sombre des bombes et des migrations invasives, qu'il y a dans ce que ne disent pas les vainqueurs les germes de ce qu'ils ne feront pas en matière de lutte contre l'islam radical et l'immigration illégale. M. Macron et ses édiles dociles ont gagné, et ce fut bien fait. Je crains pour les Français que cela fasse bien mal.

Cet article est publié dans l'édition du Figaro du 19/06/2017. 

 

 

 

http://premium.lefigaro.fr/vox/politique/2017/06/18/31001-20170618ARTFIG00120-gilles-william-goldnadel-la-droite-a-perdu-parce-qu-elle-n-a-pas-ose-parler-d-immigration.php



Ajouté le 19/06/2017 par Gilles-William Goldnadel - 0 réaction - Actualités

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